(Haut) Bulletins de vote pour Nicolas Sarkozy, candidat de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP), provenant des urnes du centre de dépouillement. (Bas) Bulletins de vote pour Ségolène Royal, candidate du Parti socialiste, provenant des urnes du centre de dépouillement.

La course présidentielle la plus âpre ces dernières années en France touche à sa fin ; les débats politiques et les meetings se sont officiellement clôturés hier à minuit. Lors de leur dernière sortie, les deux candidats ont pris des chemins différents : Nicolas Sarkozy a effectué une visite symbolique dans un petit bourg des Alpes françaises, où il a déposé des fleurs en hommage aux victimes de la Seconde Guerre mondiale avant de solliciter les voix des habitants. De son côté, Ségolène Royal s'est rendue en Bretagne, sur la péninsule est, accueillie par les acclamations de ses partisans enthousiastes lors d'un grand meeting, mettant ainsi fin à six mois de campagne ininterrompue et de débats houleux.

Une bataille éclatante se jouera demain lors du scrutin qui désignera le nouveau président. Selon les derniers sondages publiés après les débats télévisés, le soutien à Nicolas Sarkozy a considérablement augmenté, faisant grimper ses chances de victoire. Les médias et les analystes s'accordent déjà à prédire l'issue de ce duel. L'institut de sondage politique français souligne que « compte tenu de l'écart entre les deux candidats, il est peu probable que les résultats de l'élection soient surprenants ».

Les sympathisants de gauche et les électeurs soutenant Ségolène Royal n'ont pas perdu espoir ni confiance ; ils croient encore au sursaut offert par leur candidate. Avant le vote, aucun résultat de sondage ne peut être confirmé avec certitude, ce qui explique pourquoi aucun des deux candidats ne prend le risque de sous-estimer l'enjeu. Bien sûr, les Français n'attendent pas de miracles : les visions de droite et de gauche concernant l'avenir national et le modèle social proposent chacune leurs propres méthodes et réponses (voir les programmes politiques des candidats). Aucun camp ne représente l'idéal absolu et chacun présente ses avantages et inconvénients. Certes, relancer l'économie et l'emploi en France constitue la priorité absolue, mais les idéaux politiques présentés lors de cette élection ne sont pas des chèques en blanc ; ils exigent courage et détermination pour être mis en œuvre.

Pour le second tour de l'élection présidentielle, les électeurs résidant à l'étranger ont commencé à voter aujourd'hui en raison du décalage horaire. Le nom du prochain président sera révélé demain soir à 20 heures.