Première fois qu'un véhicule blanc de maintien de la paix des Nations Unies traverse les Champs-Élysées. Image provenant de www.lefigaro.fr

Le président français Sarkozy et le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon descendent ensemble de leur tribune pour serrer la main aux porteurs du drapeau des Nations Unies, en signe de remerciement. Image issue de www.lefigaro.fr. Pour les Français, les vacances d’été sont plus sacrées et importantes que tout autre chose ; le loisir est plus séduisant que le travail. Cette détente est propre aux Français : pendant les vacances, la plupart des Parisiens quittent la ville, la laissant aux touristes du monde entier. À cette période de forte chaleur, l’événement politique et touristique majeur à Paris est la parade militaire du 14 juillet sur les Champs-Élysées, devenue un outil de propagande politique et une ressource pour l’industrie touristique. Chaque année, elle attire des milliers de visiteurs curieux qui viennent assister, avec enthousiasme, à ce défilé militaire hors du commun, admirant la puissance de l’armée française et son équipement moderne.

Cette année, le Jour de l’An coïncide avec la présidence tournante de la France au sein de l’Union européenne. De plus, le sommet de l’Union pour la Méditerranée, initié par le président Nicolas Sarkozy, s’est tenu solennellement à Paris la veille du 14 juillet. Par conséquent, de nombreux chefs d’État et invités ont participé au défilé. Les dirigeants des 27 États membres de l’UE se sont joints aux rares dirigeants de l’Union pour la Méditerranère réunis ensemble. Le dirigeant syrien Bachar el-Assad a particulièrement attiré l’attention (tout comme le président iranien, tous deux considérés par les États-Unis comme des représentants du « mal »), et son invitation a suscité mécontentement et protestations parmi les intellectuels.

L’aspect encore plus inhabituel de cette édition fut la présence conjointe du président français et du secrétaire général des Nations Unies sur la tribune. Ce n’était pas une armée européenne qui participait, mais pour la première fois, des forces de maintien de la paix « casques bleues » du monde entier, déployées sous l’autorité de l’ONU. Dans ce message de respect envers ces forces mondiales, le défilé se distinguait par ses rangs impeccables de soldats casqués bleus, ainsi que par ses chars et véhicules blancs portant l’acronyme UN (Maintien de la paix). La longue colonne passa devant la tribune. Le moment le plus dramatique fut le largage de parachutistes depuis les airs : tenant les drapeaux français, européen et onusien, ils sautèrent depuis dix mille mètres au-dessus de Paris pour atterrir devant la tribune de la place de la Concorde, saluant le président, les autres chefs d’État et les invités. Le président français et le secrétaire général descendirent ensemble pour serrer la main à ces valeureux hommes, clôturant ainsi le défilé exceptionnel de 2008.

Chaque année, le Jour de l’An se termine magnifiquement devant la Tour Eiffel par des feux d’artifice multicolores, offrant aux touristes le plus beau cadeau de juillet à Paris, une journée inoubliable de splendeur colorée. Une fois les feux d’artifice terminés, les bals populaires organisés par les pompiers dans tous les coins de la ville font leur apparition.