(1) Peinture-Jésus Christ-statue objet, 2007. (2g) Peintures organiques ou motifs indéterminés, 2007. (2d) Peinture-objet aux motifs organiques ou indéterminés, 2007. L'exposition personnelle de Jean-Luc Moerman « Connecting-thinge II » est présentée du 8 septembre au 13 octobre à la galerie Suzanne Tarasieve dans le 13e arrondissement.

Né en 1964, Jean-Luc Moerman est l'un des artistes belges les plus représentatifs de son temps. Son langage artistique unique et sa mythologie s'enracinent dans les traditions culturelles passées et présentes, synthétisant efficacement les graffitis muraux urbains, l'art primitif, les tatouages totémiques et la calligraphie japonaise rigoureuse. Sa découverte inattendue du Japon lors d'une exposition il y a plusieurs années l'a profondément marqué ; il décrit ce pays comme une combinaison parfaite entre passé et avenir, tradition et innovation, influençant durablement sa création.

Toutes ses œuvres se déploient dans des formes organiques issues d'une automatisme indéchiffrable, renforçant un langage noir et blanc explosif qui refuse toute contrainte matérielle ou physiologique. Elles apparaissent sur divers supports tels que murs urbains, plaques d'aluminium, carrosseries automobiles, toiles ou autocollants, reflétant avec force la vitalité de la culture métropolitaine contemporaine.

Pour cette exposition, ces totems organiques et informes sont étendus aux grandes baies vitrées transparentes de la galerie, créant un dispositif spatial immersif. Trois types d'œuvres sont présentés : des peintures totémiques traditionnelles noir et blanc ; des sculptures saisissantes intégrant des objets traditionnels comme des statues de crucifixion, transformées par les tatouages totémiques de l'artiste en peintures-objets noir et blanc remarquables (à l'image d'un vieux vin dans un nouveau flacon) ; et une série reprenant des images médiatiques populaires, telles que des chanteuses dévoilant leur poitrine, dont les corps exposés sont couverts de tatouages symboliques traités numériquement. Cette approche convertit parfaitement les images traditionnelles en visuels postmodernes novateurs, révélant une mythologie personnelle extraordinaire. Comme le déclare Jean-Luc Moerman : « Si le monde contemporain avait besoin de refaire un Jésus, je recréerais un mythe puissant : ce serait un robot. »