046 Julian Schnabel untitled 340.4x480.1cm 1990 oil on trpaulin
Julian Schnabel untitled 340.4x480.1cm 1990 oil on trpaulin
044 Julian Schnabel untitled 340.4x403.9cm 1990 oil on trpaulin
Julian Schnabel untitled 340.4x403.9cm 1990 oil on trpaulin
052 Julian Schnabel untitled 182.9x274.3cm 2015 inkjet print ink on spray paint gesson on polyester
Julian Schnabel untitled 182.9x274.3cm 2015 inkjet print ink on spray paint gesson on polyester
053 Julian Schnabel tour of hell II 304.8.x226.1cm 2008-15 inkjet print ink on spray paint on polyester
Julian Schnabel tour of hell II 304.8.x226.1cm 2008-15 inkjet print ink on spray paint on polyester
049 Julian Schnabel untitled 223.5x243.8cm 2012 inkjet print oil ink on polyester
Julian Schnabel untitled 223.5x243.8cm 2012 inkjet print oil ink on polyester
050 Julian Schnabel untitled 223.5x243.8cm 2012 inkjet print oil ink on polyester
Julian Schnabel untitled 223.5x243.8cm 2012 inkjet print oil ink on polyester
051 Julian Schnabel untitled 223.5x243.8cm 2012 inkjet print oil ink on polyester
Julian Schnabel untitled 223.5x243.8cm 2012 inkjet print oil ink on polyester

Texte et photos / Chen Chi-Hsiang | Dates : 19 octobre au 14 novembre | Lieu : Galerie Almine Rech, Paris

Julian Schnabel est l’un des artistes américains les plus représentatifs du mouvement Bad Painting des années 1980. Il est célèbre pour ses peintures associant des assiettes en céramique brisées à une esthétique expressionniste abstraite, s’imposant comme un maître incontesté du paysage postmoderne. Considéré comme le peintre le plus charnel et expressif depuis l’expressionnisme abstrait américain des années 1950, il provoque une émotion intense face à ses œuvres monumentales, dont la puissance formelle et chromatique semble suffoquer le spectateur. Après avoir présenté des rétrospectives dans les grands musées occidentaux dans les années 1990, il a progressément disparu des radars institutionnels pour se tourner vers le cinéma, réalisant notamment le film biographique sur le peintre Basquiat.

Vingt ans plus tard, sa récente exposition personnelle à la galerie parisienne Almine Rech propose trois grandes toiles des années 1990 et deux nouvelles œuvres. Si les anciennes se distinguent par leur retenue, leur rigueur structurelle et leur sensibilité, les nouvelles semblent avoir perdu cette fougue et cette structure lâche d’antan ; la majesté y est absente. La série en trois parties représentant un chien entouré d’une écharpe rocheuse apparaît encore plus légère et ludique, mais manque de profondeur. Face à ces tableaux, mes sensations habituelles ont disparu, me laissant méditer sur la difficulté de maintenir son art à son apogée.