Vide et Réel, Photographie, 66.5x100 cm chacune, 2008
Colonnes à l'infini, Chaque élément 34x24x24 cm, Installation d'objets, 2008
Poésie mythologique du vide, Objet-Installation, 2008

Arid et généreux (détail), installation in situ en briques de ciment, 2008. Exposition personnelle de Kader Attia « Poésie du vide et des mythes » : du 17 mai au 28 juin à la galerie Anne de Villepoix. Né à Paris en 1970, Kader Attia est un artiste français de la nouvelle génération, issu de la deuxième vague d'immigration, oscillant entre la France et l'Algérie. Dans ce contexte culturel et politique double, son travail interroge le cynisme politique actuel et explore des thèmes fondés sur la psychanalyse et la philosophie. Selon l'artiste, le « vide » est le moule et le signe contradictoire de notre époque. Cette caractéristique transforme la forme des œuvres comme une réflexion sur l'expérience. En explorant davantage le « vide » dans notre société, je trouve de plus en plus de contradictions sociales ; notre monde devient fragile et perd confiance en un avenir incertain. D'un point de vue artistique, cela permet de comparer le « vide » là où il est pensé et trouvé en contraste, pratiquant ainsi un test de l'idée d'avenir et en explorant ses projets.

Dans la première salle, Kader Attia présente deux photographies de Jérusalem : une arche de mosquée créant un passage infini et libre, et un mur de béton bloquant un avant-poste routier. Ce contraste illustre les concepts de vide et de plein, indiquant clairement une position politique. Une série de mégaphones de police anti-émeute, disposés verticalement du sol au plafond, forme une « colonne infinie », révélant une politique silencieuse dans une visualisation sonore. Sur une table, une série de cinq sacs en plastique vides d'épicerie explore le vide et le plein de la matière, métaphorisant une absence ou un abandon politique et institutionnel.

Une autre salle expose une grande série de briques de ciment empilées, projetant une référence au « Carré aux pierres angulaires » en Algérie. Ce mouvement ondulé rappelle les prières humbles devant les mosquées et ironise sur la religion cynique algérienne. Enfin, une série de dessins cherchant l'identité représente un sac en plastique, espace de mémoire reflétant l'identité changeante et l'histoire. Kader Attia offre ces mythes politiques et sociaux, menant à travers le réel et la poésie vers une image de vérité, exposant sa réalité politique. L'art y est présenté comme une forme de combat et une conscience existentielle.