Le président français Nicolas Sarkozy, sujet de toutes les controverses
Le président français Nicolas Sarkozy, image issue de www.20minutes.fr. Depuis son entrée en fonction, il suscite presque chaque semaine des débats, qu'il s'agisse de sa vie privée (divorce, liaisons) ou de sa gestion publique autoritaire, concentrant tous les pouvoirs sur lui-même.

Le président français Nicolas Sarkozy, image issue de www.20minutes.fr. Depuis son entrée en fonction, il suscite presque chaque semaine des débats, qu'il s'agisse de sa vie privée (divorce, liaisons jusqu'au mariage) ou de sa gestion publique autoritaire. Bien que son efficacité soit indéniable, il concentre tous les pouvoirs de l'État sur sa personne ; les ministres semblent alors perdre leur éclat à l'ombre du président. On a parfois l'impression que la politique française retourne à une époque monarchique, où tout dépend d'un seul homme. Certes, le président devrait être comme un chef d'orchestre politique, mais sans se prendre pour le violoniste ni remplacer les autres musiciens : chacun doit assumer ses responsabilités et coopérer pour produire une réforme politique globale et une gouvernance vertueuse.
Ces derniers jours, le président Nicolas Sarkozy semble avoir présenté chaque jour des propositions inattendues et des avis sur l'éducation sociale, provoquant chez les Français une série de stupéfiants événements. Ainsi, dès le prochain semestre, chaque élève de troisième année primaire devra « adopter » la mémoire historique d'un enfant juif victime de la Shoah. Si l'intention du président est louable et humaniste, cette proposition dépasse le cadre de l'éducation primaire actuelle. Personne ne garantit qu'une telle éducation historique puisse être assumée. Après une semaine de débats et de polémiques, sa faisabilité s'est révélée faible ; le président a fini par retirer sa proposition, bien que son ministre de l'Éducation ait persisté dans ses affirmations. Par la suite, le président et son ministre de l'Éducation ont visité une école primaire et ont soudainement annoncé que, dès le prochain semestre, l'enseignement primaire et secondaire national inclurait un cours de « Citoyenneté et Morale », visant à enseigner la pudeur, le respect des enseignants et la politesse. Face à l'éthique et à la morale corrompues d'aujourd'hui, la réaction sociale a été positive, saluant ces suggestions inhabituelles du président.
Pourtant, lors de l'exposition agricole annuelle de ce dimanche, le président Nicolas Sarkozy, comme ses prédécesseurs, s'est rendu à l'ouverture pour encourager les exposants, visiter le salon et recevoir les acclamations et les vœux du public. Dès son entrée, il a serré la main et discuté avec les participants un par un, baignant dans cette cérémonie d'accueil enthousiaste. Lorsqu'il a voulu serrer la main d'un visiteur atypique, celui-ci n'a pas tendu la main et a même lancé au président : « Ne salis pas mes mains ! » Le président a répondu avec un sourire : « Casse-toi, pauvre con ». Cette scène théâtrale semblait anodine, mais quelqu'un a enregistré cet échange remarquable. En fin de journée, la vidéo s'est répandue comme une traînée de poudre, suscitant des débats sur l'impolitesse du président dans les médias et auprès du public. Le clip a rapidement dépassé 800 000 vues. De nombreux Français s'interrogent sur la conduite d'un chef d'État et remettent en question son attitude. Ce comportement n'est pas nouveau ; quelques mois plus tôt, lors d'une visite aux pêcheurs en Est de la France (Bourdelais), il avait déjà eu des échanges similaires.
Les citoyens commencent à ironiser sur la sincérité des conseils du président concernant le respect des enseignants et la civilité. Robert Badinter, ancien garde des Sceaux, a déclaré à la radio : « En tant que chef d'État, vous devez conserver vos distances, rester grave (...) et éviter les provocations et les insultes. Vous devez répondre avec courtoisie immédiatement. » Jean-Christophe Cambadélis, député du Parti socialiste, a estimé que cela symbolisait le manque de calme du président et son incapacité à maîtriser la situation. François Hollande, secrétaire national du Parti socialiste, a jugé que « le président n'est pas un bon exemple ». Avec ces gestes répétés, il n'est pas étonnant que les sondages d'opinion continuent de chuter. Tout le monde attend désormais les élections régionales pour voir quel sera le résultat de l'UMP, le parti de droite du président.