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Temps ensoleillé et doux – Sur l’allée arborée du cimetière du Père-Lachaise
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La tombe d’Atmet Kaya, célèbre poète et musicien turc, ornée toute l’année de fleurs fraîches
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Les tombes de deux jeunes héros du XIXe siècle – aventiers (statues allongées ensemble) – admirés par les générations futures

Texte et photos / Chen Chi-Hsiang. À l’évocation des cimetières de Paris, on pense immédiatement au Père-Lachaise, le plus vaste (43 hectares) et le plus ancien de la capitale, où reposent éternellement d’innombrables célébrités anciennes et contemporaines. Sa renommée internationale en fait le quatrième site touristique parisien, avec plus de deux millions de visiteurs par an, un chiffre difficile à imaginer.

Cette visite n’avait pour but que de rendre hommage à la tombe de notre ami « Jinglang ». Nous ne nous étions pas spécialement attardés à flâner dans le cimetière. Près de sa sépulture se dressent quelques tombes particulièrement remarquables. L’une d’elles, une tombe récente (voir photo), est constamment ornée de fleurs depuis des années : il s’agit de celle d’Atmet Kaya, célèbre poète et musicien turc, exilé à Paris très jeune et décédé prématurément à quarante-trois ans.

Une autre tombe, dédiée à deux aventuriers représentés par une sculpture allongée, révèle, à y regarder de près, le récit héroïque et tragique de ces deux jeunes hommes morts dans un accident de montgolfière à la fin du XIXe siècle, après être tombés du ciel à 8600 mètres. Une histoire qui inspire l’admiration et invite à la méditation dans ce lieu de mémoire.