Les Jeux olympiques de Londres ont commencé
Cérémonie d'ouverture des JO de Londres : le rythme de la révolution industrielle. Image via fr.sports.yahoo.com




Par Chen Chi-Hsiang. Les Jeux olympiques de Londres, tant attendus, ont enfin débuté. Sous un spectacle théâtral et dramatique, riche en histoire britannique, alternant virtuel et réel, les sens (vue, ouïe) étaient stimulés par une explosion de couleurs, de sons et de lumières. Ce déploiement spectaculaire a dépassé l'imagination, suscitant l'admiration générale, certains médias le qualifiant de « plus grande performance de l'histoire des Jeux modernes », clôturé avec humour et sagesse britanniques.
Londres est la seule métropole à avoir accueilli trois fois les Jeux. Véritable vitrine de l'industrie et du commerce britannique, ainsi que pôle financier mondial, héritière de l'empire où le soleil ne se couche jamais, cette ville humaniste et artistique offre le moment idéal pour promouvoir sa civilisation et sa mode. La cérémonie d'ouverture, dirigée par le célèbre réalisateur Danny Boyle, s'est ouverte sur une symphonie pastorale anglaise, évoquant la sérénité, le vert et la joie. Puis, le bruit assourdissant des tambours a brisé ce calme, marquant le passage de l'ère agricole à la Révolution industrielle ; de grandes cheminées se sont dressées sur les prairies verdoyantes, changeant le destin de l'humanité.
De scène en scène, les époques se sont succédées : de l'invention du train à vapeur à la révolution industrielle, en passant par les syndicats, le mouvement féministe, la sécurité sociale et les guerres, menant la Grande-Bretagne vers une civilisation moderne. Entre ces rythmes historiques, J.K. Rowling, auteure de Harry Potter, a lu aux enfants le monologue de Caliban dans La Tempête de Shakespeare. Le comédien Mr. Bean a ensuite offert un sketch humoristique sur les cordes musicales, faisant rire aux éclats. L'événement le plus dramatique a vu l'acteur incarnant James Bond, Daniel Craig, conduire la Reine Elizabeth II jusqu'à Buckingham Palace, puis prendre un hélicoptère pour le stade olympique. Au moment du saut, la Reine est apparue sur place, vêtue identiquement, saluée par les applaudissements avant de prendre place sur la tribune officielle.
La remise de la flamme olympique était également symbolique. Elle a été récupérée par des athlètes célèbres depuis un canal, accueillie par les ouvriers construisant le stade « Big Bang » alignés en haies, en signe de gratitude. Ensuite, de jeunes sportifs ont relayé la flamme, confiée à sept nouveaux talents, symbolisant la transmission générationnelle. Ensemble, ils ont allumé la torche qui s'est élevée majestueusement, clôturant parfaitement cette ouverture. La cérémonie finale s'est achevée sous les chants entraînés menés par Paul McCartney, ancien membre des Beatles.