Graffiti et conscience dans les rues de Paris
L'écriture libre et pleine d'énergie est la vitalité urbaine.








Vivant à Paris, je ne suis pas un marcheur de rue ni un révolutionnaire, ni une figure participant aux activités de rue. En réalité, je participe rarement à des manifestations, mais j'ai souvent été présent lors de nombreuses marches, simplement pour faire des archives, voire pour m'y immerger afin de vivre l'ambiance et le contexte du moment. La promenade est devenue un rituel quotidien des Parisiens ; j'aime les grandes avenues comme les petites ruelles. Toute ma vie, j'ai été curieux de tout ce qui m'entoure, en particulier des marginaux ou des zones périphériques de la ville. Les marges sont toujours pleines de mystère ; peut-être y existe-t-il des choses invraisemblables ou inattendues qui me permettent de sortir du cadre de la vie.
Ma curiosité pour la métropole parisienne n'a jamais cessé, tant elle est envoûtante : il y a des expositions à ne plus finir, des événements culturels et des choses hors du commun. Sous l'impulsion de cette curiosité, pensée, conscience et action me réjouissent sans cesse. Se promener n'a pas d'objectif précis ; chaque endroit offre un paysage différent, chaque virage est une découverte. Qu'il s'agisse de fleurs, d'un grand arbre, d'une petite fleur, d'un nuage, d'une brise, d'un graffiti ou d'une petite image, tout est magique et suscite mon imagination, me permettant d'entrevoir l'existence de la vie. Ainsi, je trouve sur ces rues mon énergie et élargis ma conscience. N'oublions pas que toutes les révolutions passent par la rue ; alors, ne négligeons pas les messages des graffitis.