Le mambo de la vie parisienne s’appelle « slow life »
Fontaine Stravinsky du Centre Pompidou à Paris – L’Oiseau de feu éclatant et flamboyant




Par Chen Chi-Hsiang. Les habitants des grandes métropoles ressentent une pression tangible et intangible ; la vie précipitée est devenue le contexte existentiel contemporain. La vie à Paris semble plus lente et ordonnée que dans d’autres métropoles, avec un rythme légèrement décalé. On ne peut accomplir qu’une seule chose par jour, sans hâte : c’est le rythme social global. Les Taïwanais appellent cette situation détendue « slow life ». Vivre ici, on danse involontairement au mambo de cette vie tranquille, s’immergeant dans cette mélodie qui façonne discrètement les tempéraments, devenant le style des Parisiens.
Je visite les galeries chaque mois, faisant un grand tour du quartier du Centre Pompidou au Marais. Voir des expositions est mon plus grand plaisir depuis plus de trente ans. Je visite lentement les lieux, jusqu’à satisfaire pleinement ma curiosité, ce qui est devenu un rituel quotidien. Cela satisfait non seulement ma curiosité, élargit mon horizon et me fait vivre l’émerveillement et l’émotion que l’art m’offre. Sans émerveillement, on tombe dans le vortex matériel.
Le quartier du Centre Pompidou et le Marais sont le cœur de Paris, tant sur le plan municipal que politique. De nombreuses manifestations y passent. Récemment, en visitant les galeries près du Centre Pompidou, j’ai croisé une grande foule de manifestants végétariens originaux, dans une ambiance quasi carnavalesque. Presque chaque week-end à Paris, il y a des manifestations. C’est devenu une habitude pour les Parisiens. Il faut créer soi-même ses propres valeurs.