Le grand séisme de Pu’an Tang sur la colline de Tucheng : une catastrophe pour la culture taïwanaise
Pu’an Tang sur la colline de Tucheng, irrécognisable après sa démolition : un séisme culturel.









Texte et photos / Chen Chi-Hsiang. Après le grand séisme à Pu’an Tang sur la colline de Tucheng, l’édifice est méconnaissable. Les biens culturels tangibles et intangibles de Taïwan continuent de s’effondrer. Face à cette catastrophe qui rase les biens culturels, que devient la culture taïwanaise ? Le cas de Pu’an Tang à Tucheng en est un exemple flagrant : une tragédie née du néo-colonialisme et des collusion entre gouvernement et affaires. La première salle de culte taïwanaise (zhaitang) est devenue une ruine, surnommée ironiquement « Dunhuang ». Un véritable séisme culturel. Les intellectuels sont-ils vraiment insensibles ?
La nouvelle administration va prendre ses fonctions. Il faut préserver tous les sites historiques et biens culturels, tangibles et intangibles, de Taïwan, afin de ne pas perdre notre voie tout en recréant la valeur de notre culture. Une approche culturelle ascendante doit être mise en œuvre. Il faut réhabiliter et réfléchir aux biens culturels minimisés par ce séisme. La libération de l’énergie créative locale permettra d’apaiser les ancêtres de Taïwan et d’ouvrir notre avenir. L’avenir est entre nos mains. Mes sincères vœux.
Les procès de Pu’an Tang, enchevêtrés depuis des décennies, ont épuisé Rongtai et Changjun. Ils se retrouvent sans recours juridique. Pour les intellectuels, cela constitue une perte majeure pour la culture taïwanaise.