Le climat reflète la situation sociale actuelle des Français
Affiches de manifestation affichées par les syndicats français.


Texte et photos / Chen Chi-Hsiang Ces dernières années, l'anomalie climatique mondiale est devenue normale, et les manifestations en France sont devenues monnaie courante. Dans une société où l'exceptionnel devient la norme, les gens s'accommodent d'une vie confortable ; les réformes gouvernementales semblent devenir des projets colossaux défiant la société. Bien sûr, dans ce contexte globalisé, l'innovation qui suit le temps est inévitable, mais repose-t-elle sur le bien-être de tous ou sur une prospérité future et une harmonie sociale ? Si toutes les réformes ne servaient que des classes spécifiques (bourgeoises), cela mériterait une réflexion collective ou une prudence accrue des dirigeants.
L'hiver dernier en France a été rarement froid, avec Paris couvert de neige et inondé. Après avoir enduré un vent glacial, le début du printemps a connu une instabilité climatique persistante (« visage de belle-mère ») et une atmosphère morose, semblable à la situation sociale sombre actuelle en France. En particulier, les réformes néolibérales du nouveau gouvernement Macron ont provoqué anxiété et insécurité face à l'avenir, poussant diverses classes sociales à défendre leurs droits par des grèves et des boycotts de cours. Les manifestations durent depuis près de quatre mois, sans date de fin connue, devenant une routine quotidienne.
Les caprices climatiques alternant froid et chaleur ont cédé place à un soleil radieux pour la Fête du Travail le 1er mai, accueillant les grandes marches syndicales traditionnelles. Le 5 mai, une nouvelle grande marche contre les réformes présidentielles a eu lieu. Inattendu : aujourd'hui, un soleil éclatant avec une température atteignant « 33 degrés ». Il semble que le climat reflète aussi l'humeur sociale actuelle des Français, mais n'oublions pas que les émotions, comme la météo, passent.