(Ci-dessus) Vacances à la plage : contempler la mer permet au cœur d’enlacer le monde. (Ci-dessous) Se détendre sur la plage pour profiter du bain de soleil, oubliant tout. Les Français affectionnent les moments de détente ; celle-ci est devenue un art de vivre indispensable dans l’urbanité contemporaine. Chacun souhaite tirer le meilleur parti de ces belles vacances, soit pour s’épanouir (en voyage), soit pour se ressourcer (dans une villa à la campagne ou sur la plage, profitant d’un temps paisible et du soleil), afin d’accroître son efficacité au travail, ou de libérer du temps pour vivre librement, se rapprocher de sa famille et harmoniser corps et esprit. Ainsi, les longues vacances estivales deviennent pour les Français des jours sacrés et intouchables.

En général, les Français perçoivent treize mois de salaire par an. En juillet, ils reçoivent une partie importante de ce supplément, leur permettant de partir confortablement pour de belles vacances d’été (l’autre moitié étant versée à Noël). Après la fin des festivals musicaux, les Parisiens semblent se réveiller et planifier leurs vacances estivales. Par ces beaux jours ensoleillés où les journées sont longues, l’arrivée de l’été marque celle des congés. Cette année, l’élection présidentielle suivie des législatives a quelque peu retardé les projets, sans toutefois entraver ces plans sacrés.

Chaque année, en juillet et août, les Parisiens quittent la ville en rotation pour aller à la montagne ou à la mer, ralentissant brusquement le rythme urbain et laissant la place aux touristes du monde entier. Le week-end, ils sortent souvent de Paris pour passer un week-end léger à la campagne, sur la côte ou dans leurs maisons de montagne, respirant l’air frais ou changeant de décor pour se ressourcer. La plus grande pause des Français n’est pas celle des fêtes traditionnelles, mais le mois de vacances estivales. Les grandes villes organisent des départs échelonnés, principalement en juillet et août, parfois divisés en deux périodes de deux semaines grâce à la coordination des entreprises. Pendant cette période, toute la société française ralentit (sauf le secteur touristique et certains services).

Cette année, les vacances ont commencé un peu plus tard, avec l’ouverture des écoles le 4 juillet. Les 7 et 8 juillet ont donc été des jours massifs de départ hors de Paris, engorgeant presque toutes les routes nationales et départementales. La police de la circulation, via les médias, a rappelé les horaires de conduite. Les embouteillages aux entrées et sorties de Paris chaque week-end sont devenus monnaie courante. Bien que manquant de patience, les Parisiens ont appris à attendre dans les files d’attente interminables. Les aéroports et gares ne font pas exception à cette affluence ; tout le monde semble pressé de partir en vacances.

La majorité des Parisiens partent à la montagne ou à la mer. Environ 20 % voyagent à l’étranger, tandis que 10 % se retirent dans de petits villages ruraux. Ceux qui montent aux montagnes choisissent souvent le Massif Central, les Alpes ou les Pyrénées pour fuir la chaleur, pratiquant randonnée, camping ou promenades champêtres. L’autre groupe cherche l’océan et le soleil : plages de Normandie, de Bretagne ou de la Méditerranée du sud, où ils profitent paresseusement du sable et du rayonnement. C’est l’une des formes de détente préférées des Français, complétée le soir par des nuits folles en discothèques et des excès de boisson. D’autres recherchent la quiétude rurale, vivant une vie pastorale paisible et sereine. Certains partent à l’étranger pour enrichir leur vision du monde ou vivent des vacances de détente dans des clubs de vacances avec piscine et soleil. Enfin, une petite minorité de Parisiens ne peut quitter la ville et passe ses vacances en milieu urbain. La municipalité de Paris organise alors de nombreuses activités partagées : plages urbaines, carnavals divers (concerts, théâtre, cinéma, cirque, etc.) et expositions, offrant aux résidents restants comme aux touristes une occasion de se divertir et de passer de bons moments.