Il s'agit d'une nouvelle génération de toilettes sèches écologiques « la Parisette »
Un équipement autonome alimenté par des panneaux solaires, transformant les urines en engrais pour les plantes

Texte et photos / Chen Chi-Hsiang

Ce projet de développement durable fait partie d’un nouveau quartier urbain en émergence sur la rive gauche du 13e arrondissement de Paris, près de la Bibliothèque nationale de France sous le mandat de Mitterrand. Il s’agit d’une métropole entièrement modernisée avec la mise sous terre des voies ferrées. Cette zone n’est peut-être même pas encore indiquée sur les dernières cartes de Paris, et ces grands bâtiments aux façades argentées viennent tout juste d’être révélés. Derrière ces immeubles s’étend une promenade verdoyante bordée de parcs.

L’installation publique de nouvelle génération, les « la Parisette » (toilettes sèches), se trouve sur la promenade Claude-Lévi-Strauss. Ressemblant à un pot de fleurs ou à une plante, cette installation est une toilette publique sans odeur, autonome grâce à l’énergie solaire. Elle transforme l’urine en engrais pour les plantes, contribuant ainsi à réduire les émissions de carbone. Ce dispositif explore les pistes d’un développement durable face au réchauffement climatique et à la raréfaction des ressources.

Bernard Caille, cofondateur de Nature Morte, explique : « Notre rêve est de replacer l’homme dans le grand cycle de la matière organique. » Il s’agit là d’un test d’installations publiques pour la ville de demain à Paris.