Distinguer le bien du mal n’est pas « difficile »
Alina et Jeff Bliumls language barrier 2008 Londres, galerie Saatchi.

Par Chen Chi-Hsiang
« La sécurité réside dans la distinction entre le bien et le mal, non dans la force ; la survie dans le vrai et le faux, non dans le nombre. » Han Feizi
Face à l’élection présidentielle actuelle, marquée par une opposition absurde entre les « sacs vides » bleus et verts, et sous le poids d’une fracture communautaire profonde, la société est envahie par le conflit et l’anxiété. Bien que les sondages indiquent une victoire probable de la présidente Tsai, l’absence de dépouillement laisse planer une inquiétude inexplicable quant à l’avenir. Taïwan ne manque pas d’illettrés, mais cette campagne révèle une vaste ignorance rationnelle, qui invite à une réflexion complexe. Il ne faut plus rester passif : nous sommes confrontés à un combat pour la sécurité et la survie nationales. Sans crainte, il convient de démontrer par l’action notre culture démocratique et notre attitude, en faisant preuve de rationalité pour distinguer le bien du mal et prouver le vrai du faux. L’écrivain français Jean-Paul Sartre affirmait : « La liberté est un choix ; notre avenir dépend des décisions prises aujourd’hui. » Sinon, on finira par pleurer sans larmes. Comme le dit l’adage : « Si les yeux sont secs, le cœur ne verra jamais d’arc-en-ciel. »