Le 21 janvier, les marchés mondiaux ont hurlé, chutant au plus bas avec la plus forte baisse depuis le 11-Septembre, frôlant l'effondrement. Paris a perdu 6,83 %, Londres 5,48 %, Francfort 7,16 %, Madrid 7,54 %, Milan 4,85 %, Lisbonne 5,83 %, Amsterdam 4,7 %, Moscou 8 %, Istanbul 6,4 %. En Amérique du Sud, Mexico -3,72 %, São Paulo -5,97 %, Santiago -4,67 %, Buenos Aires -5,62 %. L'Asie ne fait pas exception : Tokyo -3,86 %, Hong Kong -5,49 %, Singapour -6,1 %, Shanghai -7,22 %, Bombay -7,41 %. Le krach semble bien réel. Ces baisses nourrissent les doutes sur la domination économique américaine, aggravés par la crise des subprimes et l'insuffisance perçue du plan de relance du président Bush. « Un éternuement américain provoque un rhume mondial », signe que le leadership économique américain s'essouffle. Dans ce système globalisé où tout est lié, l'optimisme recule. Les experts préviennent que la tempête ne fait que commencer ; Marc Touati estime que notre économie fera face à une crise sans précédent. Les analystes de Fulbright notent le manque de confiance envers l'économie américaine, malgré la solidité relative de la Chine et de l'Asie. À l'aube de l'année du Rat, les perspectives pour 2008 semblent sombres. La hausse des prix alimentaires, la chute de la consommation et la montée du chômage menacent gravement la croissance mondiale, surtout en Europe et aux États-Unis.