Les graffitis parisiens se trouvent généralement dans les coins perdus ou sur les chantiers urbains. Cette expression libre, qui altère le paysage et la beauté de la ville, est devenue un outil de transmission pour les jeunes et quelques artistes.

Voici une vue d’ensemble vibrante des murs du Village des Arts Glacière, près de la Bibliothèque nationale de France, ainsi qu’une scène de chantier. Certains tags sont rapidement renouvelés, d’autres oubliés. Des espaces spécifiques deviennent des territoires de clans, protégés par des codes stricts.

Des conflits éclatent parfois pour ces emprises, dans une logique de guérilla urbaine. Ce n’est que l’expression d’une volonté libre imaginaire et d’un plaisir éphémère. Le graffiti incarne aujourd’hui la conscience collective des jeunes et leur défi social.

Comme l’amour de soi, cette pratique est transparente et directe. Elle prouve l’existence par l’action même. Se défier de la société, c’est se défier soi-même pour affirmer sa présence omniprésente. L’« exhibitionnisme » est devenu la valeur la plus tendance de la société de consommation.