Je suis de retour à Paris, la Ville Lumière reste aussi fascinante ; au printemps, elle est encore plus éclatante. La capitale artistique regorge d’expositions majeures et mineures qui enivrent le regard, l’air parisien demeure unique, avec son odeur et ses paysages distinctifs. Que je sois à Paris ou à Taïwan, je me sens heureux : famille, patrie, proches et amis lointains sont des enzymes indispensables à ma vie, porteurs d’une affection profonde et d’un amour intense. En ce mois de mai doux et ensoleillé, je reviens à Paris. Le lendemain soir, j’accompagne mon épouse pour une promenade depuis notre domicile vers le nouveau quartier universitaire du Grand Moulin (encore non répertorié sur les dernières cartes), observant les mutations urbaines, les nouvelles constructions, les rues baptisées et les chantiers en cours. Près des voies ferrées couvertes, sur les murs latéraux et nouveaux près de l’École d’architecture, j’ai découvert des graffitis originaux, auto-dérisoires et aux connotations sexuelles marquées, véritablement « Oulala ». L’émancipation masculine, l’impulsion sexuelle comme moteur vital et force créatrice originelle : l’amour est-il binaire, bisexuel, unisexe ou autre ? Dans quelles situations se moque-t-on de soi et satisfait-on ses désirs, tel cet écrit : « Tant que je peux, il y a de l’espoir », ou « Seuls les fous ne trompent pas ». Face à la solitude et à l’impuissance, l’autodérision est le meilleur remède. Ainsi, Oulala reflète notre société actuelle, proche de nous, loin d’être marginale. Je partage ces graffitis vivants et invite à explorer ces questions intimes.