Londres est la capitale du Royaume-Uni et une métropole mondiale des affaires financières, du commerce et du design artistique. Cette ville créative, marquée par la diversité et la pluralité, voit s’y manifester les effets d’une culture interdisciplinaire. Dans une société ouverte, le mélange explicite et latent fait perdurer marges et centres quelque part dans l’agglomération, tandis que la culture populaire et grand public prospère.

Les images et contextes des graffitis londoniens ne font pas exception à cette diversité. Certains relèvent purement du vocabulaire issu du contexte culturel britannique ; peut-on les qualifier de codes locaux ? Il apparaît clairement que, parmi la multiplicité, le local constitue une manifestation culturelle inévitable. Les symboles britanniques tels que le drapeau en bandes, le lion, les bus rouges et les hauts-de-forme des policiers deviennent fréquemment des signes codés dans le langage du graffiti. Ces icônes culturelles se transforment en images novatrices, révélant ainsi le contexte de vie quotidienne et le arrière-plan culturel, tout en mettant en lumière les préoccupations personnelles de l’artiste envers la société, la politique ou d’autres sujets centraux.