De retour à Paris, j'ai senti la fumée des batailles électorales pour la présidence française, une atmosphère tendue ; le premier tour aura lieu ce dimanche. Bien que je n'aie pas été à Paris durant cette période, les informations en ligne et les nouvelles internationales m'en ont informé. Je suis spectateur de cette élection, mais je ne suis pas absent car je vis en France, à Paris. Je me soucie non seulement de l'avenir de la France et de la situation actuelle en Europe, mais j'ai aussi des espoirs pour l'avenir du monde, souhaitant un monde plus juste et beau, même si cela relève de l'utopie. En tant que citoyen français, j'ai le devoir d'exercer ma responsabilité et de déposer mon vote sacré.

L'élection est l'expression de la règle de la majorité dans une société démocratique. Bien qu'elle ne soit pas parfaite, elle reflète la réalité démocratique actuelle. C'est un devoir civique envers l'avenir de la nation ; le bulletin de vote représente la volonté populaire qui détermine l'orientation du pays. L'élection offre des choix : le premier tour propose une diversité de candidats, représentant les partis politiques, les groupes ethniques et les associations, illustrant ainsi la diversité des visions possibles pour gouverner et l'avenir national. Cette année, dix candidats se présentent, couvrant toute la palette politique, de l'extrême droite au centre, aux Verts, jusqu'à l'extrême gauche, démontrant une participation complète et une expression démocratique des idéaux de chacun.

Les dix candidats sont : Nicolas Sarkozy (UMP, droite traditionnelle), François Hollande (PS, gauche traditionnelle), Marine Le Pen (Front National, extrême droite), Jean-Luc Mélenchon (Alliance de gauche), François Bayrou (centre), Eva Joly (Les Verts), Nathalie Arthaud (Parti Ouvrier), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France, souverainiste), Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste) et Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès). Ils proviennent de toutes les couches sociales, du président sortant aux ouvriers. La droite et la gauche traditionnelles restent les forces majeures. L'extrême droite, bien que marginalisée, gagne en influence. Le centre joue traditionnellement un rôle d'équilibre. La gauche radicale s'est unie contre Sarkozy, formant une force non traditionnelle significative. Eva Joly, ancienne juge anti-corruption retraitée, apporte son expertise environnementale. Les sondages montrent Hollande légèrement devant Sarkozy, tandis que Mélenchon surprend positivement. Marine Le Pen, la plus jeune candidate, porte l'héritage de son père ; malgré sa marginalisation due à ses positions controversées, elle pourrait bénéficier de la crise économique.

Le premier tour a eu lieu le dimanche 22 avril avec une participation supérieure à 80 %. Nicolas Sarkozy obtient 27,2 %, François Hollande 28,6 %, et Marine Le Pen réalise un score inattendu de 17,9 %, devenant une troisième force majeure. Jean-Luc Mélenchon recueille 11,1 %, décevant certaines attentes. François Bayrou chute à 9,13 %, passant d'une troisième force à une position marginale. Eva Joly obtient 2,31 %, signe d'un désintérêt pour l'écologie dans un contexte capitaliste. Les autres candidats obtiennent des scores faibles : Nathalie Arthaud 0,56 %, Nicolas Dupont-Aignan 1,79 %, Philippe Poutou 1,15 % et Jacques Cheminade 0,25 %. Le succès de Marine Le Pen dépasse les sondages mais reste cohérent avec le contexte de crise économique, de chômage et d'instabilité sociale, préfigurant la montée de l'extrême droite en Europe. Aucun président élu n'avait jamais mené dès le premier tour ; l'écart étant faible, l'issue reste incertaine.

Le second tour opposera donc Nicolas Sarkozy (UMP, droite traditionnelle) à François Hollande (PS, gauche traditionnelle). Affrontement intense dont nous connaîtrons l'issue le 6 mai.