(En haut) Vue panoramique spectaculaire de l'ouverture du 3e Grand Prix d'arts martiaux dans le 14e arrondissement de Paris. (En bas) Le lion dansant dramatique lors de l'ouverture lance les arts martiaux.

(En haut) Performance d'arts martiaux d'Okinawa, Japon. (En bas) Un aperçu des performances spectaculaires de maîtresses d'épée chinoises. Tout le monde sait que Paris est l'utopie et la « capitale des arts » pour les artistes, ainsi que le pays doux et tendre des amoureux ou des amis romantiques, ces deux éloges sont depuis longtemps les signes distinctifs de Paris. Mais peu de gens savent que Paris est aussi la « capitale des arts martiaux » préférée par les amateurs de combat ; ici, où l'on aime les belles choses, la curiosité humaine et les rêves extraordinaires sont courants. Les Parisiens, tout en recherchant la qualité de vie dans cette belle existence, accordent une importance primordiale à la santé physique et mentale. Cela a donné naissance, dans un pays en développement, à une nouvelle industrie de loisirs corporels et mentaux : la prospérité croissante de clubs de loisirs de toutes tailles, allant des clubs intérieurs (salles de gym, jogging indoor, gymnastique, golf, piscines, etc.) aux clubs sportifs extérieurs (athlétisme, jogging, randonnée, alpinisme, saut en parachute, plongée sous-marine, etc.), sans oublier les nombreux sports collectifs, notamment le football, le basketball, le tennis et le handball.

Bien sûr, ce qui attire particulièrement l'attention, c'est que les sports martiaux, capables à la fois de renforcer et de protéger le corps, sont devenus l'activité physique et mentale la plus prisée des jeunes dans une société actuelle incertaine. À Paris, cela se divise en deux grandes organisations : les activités de clubs de loisirs organisées par les municipalités d'arrondissement et les salles privées. On y trouve une grande variété d'arts martiaux, parmi lesquels le judo (la France ayant remporté plusieurs médailles d'or et d'argent aux championnats du monde) est le plus répandu, suivi du taekwondo (la France ayant également obtenu des médailles d'argent et de bronze), de la boxe française, de la boxe thaïlandaise, des arts martiaux d'Okinawa, du jiu-jitsu, de l'aikido, du budo-aikido, du kendo, des anciens arts martiaux, ainsi que récemment du kung-fu chinois, du tai-chi, de la capoeira brésilienne, des arts martiaux vietnamiens et indiens, etc., devenant ainsi un autre canal pour guider les jeunes dans la société française.

Les sports martiaux en France ont une longue histoire. Depuis l'introduction de la culture orientale au milieu du XIXe siècle, on a clairement vu que lorsque les impressionnistes ont été influencés par les estampues japonaises, les élites françaises, curieuses de la culture et de l'art orientaux (en particulier japonais), ont ouvert les portes des arts martiaux japonais, en particulier le judo et l'aikido. Ces disciplines ne se sont véritablement approfondies et popularisées qu'après la Seconde Guerre mondiale. De nombreux pratiquants français ont traversé les mers pour visiter le Japon et suivre les maîtres et grands experts japonais (comme Minoru Mochizuki, Yoshio Sugino, Tokimune Takeda, etc.). Par exemple, dans les années 60, l'artiste avant-gardiste nouveau réaliste français Y Klein s'est rendu au Japon pour approfondir son judo, tandis qu'Alain Floquet (le fondateur du budo-aikido en France) y a étudié les anciens arts martiaux, le jiu-jitsu et l'aikido, autant d'exemples probants. Grâce à ces enseignants revenus au pays après avoir cherché l'art au loin, des salles ont été ouvertes pour transmettre ces savoirs, et il était fréquent d'inviter des experts japonais en France pour diriger des séminaires et des échanges. Aujourd'hui, cela est encore plus répandu.

Chaque année à Paris, des compétitions réunissent des experts du monde entier. La plus grandiose et impressionnante se tient bien sûr au Palais des Sports de Bercy, où des performances extraordinaires et variées sont présentées avec un succès incroyable. La quatrième chaîne de télévision française diffuse ces événements en direct, ce qui permet d'imaginer à quel point les arts martiaux sont populaires. Dans les quartiers chinois de Paris, on voit chaque matin des groupes de femmes faire des exercices physiques dans les parcs ou sur les places des immeubles. Il arrive aussi qu'on aperçoive, au Parc du Luxembourg ou au Parc de Bercy, des foules pratiquant le tai-chi ou les arts martiaux chinois. Les arts martiaux semblent, comme d'autres sports, être devenus une partie intégrante de la vie parisienne contemporaine.