(1) Le château élégant de Beauregard. (2g) Le jardin anglais aux reflets aquatiques. (2d) Les cèdres du Liban majestueux.

(1) La belle fontaine devant le jardin des portraits. (2) Le grand jardin jaune, ravissant pour les yeux.

(1) Le jardin orange. (2g) Le jardin blanc. (2d) Le jardin bleu. (3) Le jardin orange.

(1) Le beau jardin rouge. (2) Le jardin rose envoûtant.

(1) Le jardin jaune éclatant et multicolore. (2) La forêt de pins pleine de vitalité.

(1) Le jardin sauvage plus naturel que nature. (2g) Des champs d'herbes sauvages pleins de vie. (2d) Des champs d'herbes sauvages poétiques. Le château de Beauregard est le plus raffiné et élégant des petits châteaux de la Loire ; il servait de lieu de détente à François Ier et est voisin du château de Blois, non loin du somptueux Chambord. C'est un château Renaissance au style rigoureusement symétrique, entouré de jardins verdoyants et de forêts étendues, sans histoires tumultueuses. Offert par François Ier à son oncle Bâtard de Savoie, il passa ensuite au ministre Jean du Thiers qui le rénova en résidence somptueuse. Paul Ardier y fit créer la célèbre « Galerie des 327 portraits de personnages historiques français ». On y admire aussi des meubles et objets des XVIe et XVIIe siècles, une cuisine Renaissance originale et des carreaux de Delft.

Les visiteurs viennent surtout se promener dans les jardins : 70 hectares entourent le château, situé dans un paysage anglais poétique avec des cèdres du Liban et des statues classiques rappelant l'époque de Jean du Thiers. L'arrière-cour a pour cœur un bassin aux reflets aquatiques, menant au « Jardin des Portraits », un jardin contemporain mondialement connu conçu en 1996 par Gilles Clément (créateur du Parc de la Villette). Inspiré par la galerie intérieure, ce jardin dialogue avec l'histoire dans un cadre géométrique français divisé en douze carrés, chacun dominé par une couleur : blanc, noir, vert, rouges variés, deux jaunes, rose, orange, deux bleus et violet. Plus de quatre cents plantes saisonnières créent ce dialogue symbolique : le blanc évoque François Ier (son armure blanche), le noir Diane de Poitiers (veuve noire après la mort d'Henri II en 1559), le vert Henri IV (le Vert-Galant), le rose Anne de Bretagne et sa robe Prosvins, le bleu les règles spirituelles d'Henri III, le rouge Saint-Barthélemy (massacre de Charles IX), le rouge Saint-Denis (bataille source du rouge français), l'orange Pays-Bas (résistance contre Charles Quint), le bleu Touraine (Charles VII), le jaune Henri III (père du Roi-Soleil, dernier roi du portrait), et le violet mélancolique la période de meurtres de Charles IX à Henri IV. Des rosiers parfumés bordent les murs, suivis de pins sauvages. Le chef-d'œuvre est le jardin sauvage de Gilles Clément, plus naturel que nature, culminant en une expérience visuelle et historique exaltante.