La Guerre, 114×195 cm, 1894, Musée d'Orsay, Paris. Ici, Rousseau exprime la cruauté de la guerre à travers une image anthropomorphique. La guerre est représentée par une femme chevauchant un cheval noir ; elle traverse toute la grande toile, tenant dans ses mains une torche et une épée symbolisant la mort. Sur ce champ de bataille désolé et cruel, des tas de cadavres gisent, tandis que des corbeaux noirs avides les dévorent ; les arbres brisés et dénudés, les feuilles sombres et la terre desséchée ne font pas exception. Ce paysage ravagé et lugubre inspire la terreur. Dans l'œuvre, Rousseau traite les surfaces colorées, maîtrisant parfaitement les signes tragiques de la guerre à travers le contraste du noir, du rouge et du gris. À propos de cette toile, Rousseau explique : « La guerre, c'est une expérience si effrayante qui laisse partout derrière elle désespoir, pleurs et destruction. »