Peinture du 7 juin, format monument, 183x440 cm, 2009
Peinture du 8 septembre, sensuelle et lyrique, 46x66.5 cm, 2008

« Rythme et réflexion », format calligraphie, 175,5x251 cm, 2008. Exposition personnelle de Fabienne Verdier « Peinture » : du 23 octobre 2009 au 9 janvier 2010 à la galerie Jaeger Bucher. Née en 1962, Fabienne Verdier est une peintre contemporaine européenne rare qui crée sous forme calligraphique. Cette exposition présente trois thèmes : les lignes, le temps-espace, et les grands arbres et la chaleur (hommage aux maîtres flamands). Admiratrice de la culture chinoise, notamment de sa peinture et sa calligraphie, elle a pratiqué l’art en Chine pendant des décennies. Maîtrisant profondément ces arts, elle intègre les touches, rythmes et pulsations uniques de la calligraphie chinoise, fusionnant cultures orientale et occidentale, s’immergeant dans la conscience intérieure orientale, et fondant un style pictural unique sur la tradition calligraphique chinoise et ses techniques raffinées.

Sa peinture calligraphique singulière incarne l’essence de la culture orientale et la modernité occidentale ; tout en s’inscrivant dans la grande tradition calligraphique chinoise, elle cite aussi les maîtres américains de l’expressionnisme abstrait des années 1950, comme Tobey, Kline, Pollock ou De Kooning, pour leur expérience picturale expressive et passionnée. Son intuition et son instinct sont clairement influencés par les peintres lyriques abstraits français Michaux et Degottex. Les œuvres de Fabienne Verdier offrent un équilibre et une stabilité substantiels, avec des traits bruts pleins de sensibilité et d’expressivité, des formes élégantes et pénétrantes, une majestueuse forme calligraphique et l’esprit de l’expressionnisme abstrait. La toile porte une réalité vibrante ; les structures superposées révèlent un champ spirituel infini, irradiant parfois un rouge vif intense, tantôt un vert azur ondulant, tantôt un blanc apaisé. Ces formes spontanées et sensibles, issues d’un équilibre substantiel changeant, forment une structure métaphysique vivante qui résonne sous le contraste expressif de l’encre noire avec la conscience entre ciel et terre et l’énergie picturale. Le spectateur s’immerge ainsi dans l’alchimie de la peinture ; les formes mobiles et variées permettent une expérience métaphysique extraordinaire.

Fabienne Verdier déclare : « Mes récentes explorations portent sur l’origine de la vie, les structures émergentes de l’automaticité, le mouvement, les tournants et la naissance des formes dynamiques. Accompagnant la fluidité du grand pinceau, le paysage devient un atlas physique ordonné, une géo-spiritualité qui constitue notre corps face au monde. » Elle ajoute : « L’essence de la peinture n’est pas de reproduire l’apparence des montagnes et des eaux, mais d’éveiller dans le cœur du spectateur un sentiment, lui permettant de s’immerger dans un processus de contemplation du paysage réel. »