Le « Fiac » du Grand Palais, marché principal du Salon international d'art contemporain de Paris
"Show off" sous le pont Alexandre III, nouveau marché pour les jeunes galeries
"Art Elysee" sur les Champs-Élysées, un autre marché de l'art contemporain alternatif
Vue sur place du Slick Foire International d'Art Contemporain au nord de Paris
Avant - Remo Salvadori Continuo infinito 1900x285 2007 Arrière - M Pistoletto Cordone rosso 230x125cm 1976
Gauche - L'artiste indien Subodh Gupta There is always cinema XVIII 2008. Droite - Subodh Gupta There is always cinema XVIII 2008
Avant - L'artiste indien Subodh Gupta Landscapt 250x206x135 2008-09 Arrière - Renaud Auguste-Dormeuil Photographie
Stephane Thidet Sans titre - Installation spatiale 400x200x180cm 2008
Ni Haifeng Une vie différenciée - Vêtements et tissus, installation 2007
Pierre Ardouvin Bonhomme de neige 160x167x177 cm 2007 Résine-carotte-navets

Les sculptures extérieures de Fiac, présentées aux Tuileries – Kader Attia, Untitled 2009 (Cymbales), dimensions variables. Après les vacances d’été, la vie culturelle parisienne reprend ses droits. Le Salon international d’art contemporain se tient fin octobre. Autrefois réservé au seul « Fiac », il voit désormais coexister l’« Art Elysee » sur les Champs-Élysées, le « Show off » sous le pont Alexandre-III et le « Shick » dans le 20e arrondissement (Aubervilliers). Les trois grands salons sont concentrés autour du Grand Palais.

Le « Fiac » constitue le cœur du marché, réparti en deux sites : le Grand Palais et la Cour Carrée du Louvre. Les sculptures tridimensionnelles sont installées dans les jardins verdoyants des Tuileries. Toutes les galeries parisiennes ou occidentales majeures s’y rassemblent dans la nef du Grand Palais ; les galeries plus jeunes sont hébergées sous des tentes temporaires à la Cour Carrée.

Dans le contexte de crise financière et de récession économique récente, le marché de l’art contemporain apparaît naturellement affaibli. Cette année, une forte présence de galeries américaines, autrefois inimaginable, témoigne du recul du marché américain et de sa tentative de conquérir de nouveaux territoires en Europe. Une autre tendance notable est la création d’un espace dédié aux maîtres de l’art moderne au Grand Palais, exposant des figures comme Picasso, Miró, Dalí ou Fontana, reflétant un conservatisme du marché actuel.

La participation des galeries chinoises, coréennes ou japonaises reste quasi inexistante dans ce vaste espace. La galerie Peis de Pékin, noyée dans la masse, occupe un petit stand modeste. Seules deux galeries indiennes méritent mention parmi les acteurs asiatiques. Les galeries sud-américaines sont absentes, tout comme celles du Moyen-Orient (Israël, Liban).

Si l’on trouve presque toutes les œuvres des maîtres occidentaux contemporains, celles des artistes chinois (Chen Zhen, Wang Du), coréens (Lee Ufan, Kim So-ja) et sud-américains sont rares ou absentes. La bande dessinée japonaise (Takashi Murakami, Yoshitomo Nara) est en revanche très visible. Cela confirme la tendance régionalisée et localisée du marché international actuel. L’Occident n’est plus le seul centre et étalon ; les périphéries deviennent des cœurs autonomes et globaux. Avec l’essor économique, financier et politique de l’Asie dans la mondialisation, la création et le marché de l’art contemporain entrent dans un nouveau monde imaginable, dont on peut attendre avec optimisme l’évolution.