Fischli et Weiss – « Fleurs et Questions » Rétrospective
(1 haut) Atelier 1992-2000. (2 gauche) Organe mécanique 1986. (2 droite) Œuf 2006. (3 gauche/droite) Images de travail inachevé 2004. (bas) Art vidéo chat 2001. La rétrospective Fischli & Weiss – « Fleurs et Questions » est du 22 février au 13 mai à la Cité de l'architecture et du patrimoine, Paris.






(1 haut) Atelier 1992-2000. (2 gauche) Organe mécanique 1986. (2 droite) Œuf 2006. (3 gauche) et (3 droite) Images de travail inachevé 2004. (bas) Art vidéo chat 2001. La rétrospective Fischli et Weiss – « Fleurs et Questions » se tient du 22 février au 13 mai à la Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris. Fischli et Weiss sont parmi les artistes suisses les plus représentatifs depuis les années 1980 ; ils collaborent depuis 1979. Leur pratique déplace et transforme des objets quotidiens banals, mêlant culture et temps dans une approche encyclopédique pour révéler la poésie et l’imagination extraordinaires du quotidien. Cette rétrospective, non chronologique mais organisée selon le souhait des artistes, présente plusieurs séries à travers treize salles : sculptures d’objets, photographies, vidéos, projections, livres et installations.
La série sur les objets du quotidien et de la nature, transformés en sculptures originales moulées en caoutchouc noir (notamment tronçons de branches et racines, 1986-87), crée des formes lourdes qui perturbent la perception habituelle. Les séries photographiques incluent Fleurs (1997-98) et Aéroport (2006), explorant réalité et imagination, temps et espace. Une grande série de petites sculptures narratives (1981-2006) expose des thèmes humoristiques comme le folklore, la mythologie ou le sport, offrant un regard réaliste et profond sur la vie humaine.
Les premières vidéos, telles que Sur un chemin de campagne (1982-1983), montrent les artistes incarnant une souris et un ours dans un décor champêtre, entre jeu et débat satirique. Le premier récit de 1979, Saucisse allemande, transforme la saucisse en objet comique photographié. La pièce dramatique Procession d’objets (1986-87) met en scène une cascade théâtrale d’objets (pneus, bouteilles, ballons, etc.) s’enchaînant comme des dominos, créant un théâtre d’objets ludique et imaginaire.
La série imaginative Équilibre (1984-85) joue entre réel et humour. Radio (1993) diffuse sons irréguliers sous rythme lumineux. Le Monde visible (1987-2000) projette 3000 photos de voyages sur deux grands écrans plats, documentant superficiellement le tourisme moderne. Atelier (1992-2000) reproduit leur studio avec des objets empilés qui semblent être des ready-made mais sont en fait des copies, trompant l’œil et brouillant la frontière entre banal et extraordinaire.
La série Questions (2004) projette systématiquement des phrases multilingues sur de grands murs, posant des interrogations métaphysiques sans réponse. Les grandes sculptures précoces (Ours, Œuf, Organe mécanique, Baignoire, vers 1986) oscillent entre figuratif et abstraction pure. Enfin, la vidéo poétique Chat (2004-2005) montre un chat blanc tacheté léchant continuellement du lait.