L'art cinétique et l'art optique : trois types
Victor Vasarely, Metagalaxie 1959-61, peinture sur toile.














Texte et images / Chen Chi-Hsiang
Premièrement, ces œuvres sont en réalité statiques, mais elles semblent se mouvoir et changer lors de la contemplation (dans le concept général de cette œuvre, il s’agit d’une peinture ou sculpture dotée d’une vitalité par ses effets visuels ; fondamentalement, elle existe comme une illusion dans les yeux ou l’esprit du spectateur, et non seulement sur le mur — ce n’est qu’en étant regardée qu’elle devient complète, un principe similaire à celui des ready-made de Duchamp, ou à l’idée que le spectateur devient artiste). Ces œuvres peuvent être bidimensionnelles, comme les peintures de Vasarely ou Riley, ou tridimensionnelles, comme celles de Soto. Par exemple, les diverses peintures planes envisagées par Vasarely, les œuvres constituées de plusieurs surfaces séparées, les œuvres style « écran », ainsi que les objets tridimensionnels. Les effets cinétiques des œuvres statiques dépendent de leur interaction avec la lumière et de phénomènes visuels familiers : lorsque l’œil rencontre un fort contraste entre noir et blanc ou juxtapose différentes teintes, il tend à produire des images résiduelles.
Deuxièmement, le mouvement de ces œuvres est arbitraire (sous l’effet du vent), sans mécanisme artificiel, comme chez Calder ou Schoffer.
Troisièmement, ces œuvres possèdent des mécanismes simples fonctionnant grâce au moteur, à l’électromagnétisme, à l’eau ou à la lumière : Tinguely utilise des moteurs, Takis l’électromagnétisme, Macz l’hydrodynamique.
Toutes les images proviennent de l’exposition majeure Op Art au Grand Palais à Paris (1913-2013), intitulée « Dynamo ».