Michel Blazy – Exposition personnelle « Post Patman »
(1 gauche) Avocats, installation 1997-2007. (1 droite) Gouttes blanches poétiques (construites en coton blanc), 1995. (2 gauche) Squelettes animaux (biscuits pour chats), 2000 et Champ de fécule de pomme de terre, 2002. (2 droite) Champignons explosés par la bombe atomique (installation teintée au v










(1 gauche) Avocats, installation 1997-2007. (1 droite) Gouttes blanches poétiques (construites en coton blanc), 1995. (2 gauche) Squelettes animaux (biscuits pour chats), 2000 et Champ de fécule de pomme de terre, 2002. (2 droite) Champignons explosés par la bombe atomique (installation teintée au verre de Chine), 2006. (3 gauche) Squelettes animaux (biscuits pour chats), 2000 et plantes germées. (3 droite) Fontaine à mousse imaginaire (jaillissant d’une poubelle verte), 2007. (4 gauche) Sculpture d’écorces d’orange façonnées par la nature, 2003-2007. (4 droite) Grosse balle rouge moisie imaginaire (coton et pâte de carotte), 1998. (5 gauche) Ours original (coton recouvert de chocolat), 2004. (5 droite) Fresque murale monumentale (peinte avec de la fécule de pomme de terre et de la betterave rouge, se fissurant et s’exfoliant avec le temps), 2006.
L’exposition personnelle « Michel Blazy – Post Patman » est présentée du 1er février au 6 mai au Palais de Tokyo, musée d’art contemporain de Paris. Elle fait partie de la grande thématique « Nouvelles du monde à l’envers », suivant celle des « Cinq milliards d’années ». C’est actuellement l’une des expositions les plus remarquables de Paris.
Né en 1966, Michel Blazy est l’un des artistes français les plus originaux de sa génération. Son art explore les transformations quotidiennes des organismes vivants et les écosystèmes changeants sous l’effet du temps, créant des formes contemporaines singulières grâce à une sensibilité exceptionnelle. Bien que proche de l’Arte Povera italien, son travail est plus spécifiquement ancré dans l’art écologique organique.
Blazy affectionne les matières organiques qu’il manipule pour les transformer en états naturels selon les conditions spatio-temporelles. Il est le fondateur d’un univers d’œuvres fragiles et aléatoires : germinations intentionnelles ou accidentelles, séchage, altération, moisissure, décomposition, détérioration, mutation, déclin, transformation, métamorphose, etc. Comme un alchimiste, il exploite l’énergie de la matière vivante, constituant le cœur et l’essence les plus originaux de ses œuvres.
Ces sculptures-installations aux objets surprenants et métaphysiques suscitent une image ambiguë et inquiétante. On y retrouve notamment : Champignons explosés par la bombe atomique (installation teintée au verre de Chine), 2006 ; Grosse araignée mystérieuse (moisissure sur pâte de légumes), 2005 ; Ours original (coton recouvert de chocolat), 2004 ; Grosse balle rouge moisie imaginaire (coton et pâte de carotte), 1998 ; Poulet et souris au chocolat (coton, fer et chocolat avec crème dessert), 2006 ; Squelettes animaux (biscuits pour chats), 2000 ; Sculpture d’écorces d’orange, 2003-2007 ; Champ de fécule de pomme de terre, 2002 ; Fresque murale monumentale, 2006 ; Gouttes blanches poétiques (coton blanc), 1995 ; Fontaine à mousse imaginaire (poubelle verte), 2007. Ces œuvres émergent inattendues entre matière et forme, imagination et poésie, temps et espace, processus et transformation, sensibilité et rationalité, écologie et image, désillusion et renouveau.