Victor Vasarely bora II 1964 acrylique sur toile
Bridget Riley blaze-4 1963 acrylic sur panneau
Marina Apollonio dinamica circolare 1968 bois et plexiglas peints
Gunther Uecker UHR 1969
Carlo Cruz-Diez chromointerference mecanique 1973 aluminium plexiglas medium moteur
Julio Le Parc cloison a lames reflechissantes 1966 acier aluminium
Francois Morellet trois grilles se deformant 1965 tubes d aluminium avec support en acier moteurs et chaines

Texte et images / Chen Chi-Hsiang. L’art optique reste profondément ancré dans la tradition du Bauhaus, et est le résultat des expérimentations encouragées par celui-ci. Si l’on élargit la perspective, on peut retracer ses origines de l’impressionnisme tardif (pointillisme) au vortexisme de Delaunay, ou au futurisme italien, au constructivisme soviétique, bien sûr après les explorations menées par le Bauhaus et Duchamp, entre autres. L’art optique, aussi appelé art visuel, considère l’art comme une expérience scientifique, développant divers champs et effets visuels possibles, étendant ainsi le domaine de l’art vers l’ère technologique industrielle : la sculpture cinétique a évolué vers l’art vidéo (Video-art), l’art informatique (Computer art), l’art photocopie (Copie art), les arts synthétiques des années 1990 et l’art numérique actuel.

Les artistes les plus représentatifs de ce mouvement sont : Victor Vasarely (1908-1997), Peter Sedgley (1930), Bridget Riley (1931), J.R Soto (1923-2005), Julio Le Parc (1928), Carlo Cruz-Diez (1923), L.Poons (1937), Piero Dorazio (1927-2005), Richard Anuszkiewicz (1930), Gunther Uecker (1930), Karl Gerstner (1930), Narina Apollonio (1940), J-Pierre Yvaral (1934-2002), Grazia Varisco (1937), Gregorio Vardanega (1927-2007), Martha Boto (1925-2005), Horacio Garcia Rossi (1929-2012), Toni Costa (1935), Davide Boriani (1936), Loui Tomasello (1915), Frederick Eversiey (1941), Yaacov Agam (1928), le groupe GRAV (F. Morelet, F. Sobrino, J. Stein, J-P N Yvaral) et le groupe Zero - Heinz Mack (1931), Otte Piene (1928), Gunther Uecker (1930), entre autres.

L’op art est également l’une des formes de l’abstraction, recherchant ce que Mondrian appelait la « mathématique formelle », ou résultant d’expérimentations dans le domaine formel du Bauhaus. Ajoutons à cela l’intérêt pour l’énergie visuelle ; on trouve ces exemples dans l’art abstrait tardif, comme les formes picturales d’Ellsworth Kelly ou l’énergie entre les couleurs, ou l’effet de vibration visuelle créé par Kenneth Noland avec ses longues bandes de couleur, ou encore la traduction unique des lignes noires de Frank Stella, qui semblent toutes relever de l’art optique. Il est évident qu’elles ont été directement influencées par les recherches de Josef Albers sur la forme et la couleur.

Grâce à un « prototype » créatif, reproduit et répété constamment, il construit une unité formelle ou colorée, invoquant les « caractéristiques de l’action formelle ». À travers des prototypes uniques de couleur ou de ligne, construits systématiquement par un rythme continu, il se concentre sur le développement de l’énergie visuelle (l’illusion visuelle elle-même, c’est-à-dire sur la rétine) et sur les effets dynamiques. C’est là la source la plus créative de l’art optique. Vasarely écrit à propos de l’art optique : « Il est plus important de ressentir une œuvre que de la comprendre, surtout pour un art qui agit sur la physiologie du spectateur ; introduire le sens commun intellectuel est inapproprié. Une œuvre d’art devrait être impersonnelle et produire le même sentiment chez tous les spectateurs, évitant ainsi l’unicité. » Son art consiste en la répétition de formes abstraites géométriques uniques, arrangées de diverses manières pour rechercher des illusions de vibration, de mouvement ou de déformation.

Note : Cet article cite le chapitre sur l’art optique et l’art cinétique de L’art visuel après la Seconde Guerre mondiale, traduit par Li Changjun (publié par Dalu Shudian). Toutes les images proviennent de la grande exposition d’art optique 1913-2013 au Grand Palais de Paris, intitulée « Dynamo ».