Réflexions parisiennes de juin
Puissant et attrayant, il permet aux gens de vivre dans un monde rempli de rêves.



Demain marque le solstice d'été. Depuis le début du printemps à Paris, le temps semble avoir oscillé entre pluie et nuages, offrant rarement quelques jours ensoleillés ; même la météo s'est assombrie sous l'humeur des dettes européennes. Selon les enseignements contemporains de Seth, l'environnement naturel reflète la situation intérieure de l'humanité. Tout ce qui nous entoure miroite nos facteurs d'existence, sans autre cause : il est si facile de blâmer le ciel ou autrui, mais si nous cherchons en nous-mêmes, nous pourrions peut-être clarifier comment notre état d'esprit reflète notre situation. Comme dit le dialecte taïwanais « Les hommes agissent, le ciel observe », la causalité n'est pas accidentelle mais inévitable.
La météo échappe au contrôle humain ; nous ne pouvons contrôler que nous-mêmes. Nous ne pouvons défier le destin céleste, seulement accomplir la volonté humaine, qui, qu'elle soit visible ou invisible, apaise le ciel. Ceux dont l'état d'esprit danse avec les circonstances extérieures deviennent souvent esclaves de leur environnement. Qui trouve sa paix intérieure voit naturellement clarté et liberté, peu importe les tempêtes ou les bruits. Quand l'esprit reste immobile, tout est paisible. L'esprit domine la conscience ; celle-ci structure l'univers et les choses ; les objets sont façonnés par l'esprit, les circonstances changent avec lui.
En mai, la politique française a basculé : François Hollande (Parti socialiste) est devenu président. En juin, après deux tours d'élections législatives, la victoire de la gauche socialiste dimanche a confirmé une majorité absolue (314 sièges), marquant une ère de gouvernement total sans précédent (de l'Assemblée nationale au Sénat, du central au local). C'est la volonté populaire. Cela montre aussi que les changements climatiques et sociaux sont absolument liés à l'état d'esprit collectif. Ceux qui veulent changer finissent par le faire sous l'impulsion de la volonté. Je souhaite sincèrement que le Parti socialiste, fort de son pouvoir absolu, apporte un nouvel espoir à la société française, conformément à l'attente des Français.
Chaque printemps, après le Festival de Cannes vient la Coupe de France Roland-Garros, tandis que la Coupe d'Europe de football biennale s'ouvre à Kiev, en Ukraine. Cette série d'événements sportifs me comble de bonheur. Bientôt viendra le baccalauréat français, moment annuel où près de 500 000 lycéens passent leurs examens. Sous ce climat agréable de pluies intermittentes, l'épreuve la plus marquante est inévitablement celle de « Philosophie » du premier jour, une tradition historique remontant à l'époque napoléonienne. La philosophie sert d'éveil intellectuel et de construction d'une pensée autonome chez les jeunes, formant des personnalités sociales équilibrées.
Les filières (littéraire, scientifique, économique et sociale, musique et danse) affrontent chaque année des sujets passionnants. Cette année, l'axe général est la relation entre science et humanité :
- Scientifique : Si l'État n'existait pas, serions-nous plus libres ? Devons-nous chercher la vérité ? Commentaire sur Rousseau (Émile).
- Économique : La valeur du travail réside-t-elle uniquement dans l'utilité ? Des désirs naturels peuvent-ils exister ? Commentaire sur Berkeley (De l'obéissance passive).
- Musique et Danse : Pour se maîtriser, faut-il se connaître ? Face à l'injustice ressentie, apprenons-nous ce qu'est la justice ? Explication d'un extrait de Nietzsche.
- Littéraire : Que nous apporte le travail ? Toutes les croyances sont-elles opposées à la raison ? Commentaire sur Spinoza (Traité théologico-politique).
Le candidat choisit librement parmi trois options, sans réponse unique. Un tel examen est profondément significatif ; on garde ces questions philosophiques toute sa vie. Cet examen forge implicitement de nombreux grands philosophes français, dont l'influence est immense. Et l'éducation taïwanaise ? Ne mérite-t-elle pas que nous y réfléchissions ?