006-3 是自己思想的主人也是奴隸 170x60cm 2006
013 人與鏡系列之三 170x110cm 2008
018 山芙蓉 60x170cm 2009
020 扶桑之三 [芙桑之三] 2011
020-5 生命之曲-175x290cm 愛情 2009
040 台灣夢-天佑吾土 130x170cm 2010
049 致命的吸引力-原來我們是那麼甘願的被禁錮 170x140cm 2010
047 妳嫁的是一個人還是一家人 162cm X 130cm 2012
048 美人圖-咬耳朵 116.5x91cm 2012
030 青花瓷 130cm X 97cm 2013
034 不許紅顏見白髮-我的蒙娜麗莎 230cm X 100cm 2013
032 女兒紅(二) 80cm X 117cm 2013
037 紅顏不朽 130x162公分 2014
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Portrait de la peintre Liu Yilan - Photo prise dans son atelier à Kaohsiung, 2015-04

Par Chen Chi-Hsiang | Photos fournies par l'artiste

« Chacun ne peut vivre que sa propre vie ; il doit donc chercher en lui-même le secret du jardin. » (Note 1)

Préface : La célèbre citation de Joseph Beuys, « Tout être humain est un artiste », souligne effectivement que la créativité est omniprésente. Si l'on se reconnaît comme artiste, on l'est incontestablement ainsi. Cependant, devenir un maître n'est pas un instantané, mais une affaire d'une vie entière. La création exige persévérance et défi, ainsi qu'une passion, une patience et un talent élevés. À l'ère post-moderne et interdisciplinaire actuelle, cela signifie les limites académiques et les pièges de l'institutionnalisation. À l'heure de la démocratisation de l'art, les débats entre milieux académiques et non-académiques sont dénués de sens. Le professionnalisme n'est pas difficile ; la difficulté réside dans la hauteur de la création et la construction de la pensée. Sinon, contentez-vous d'être un artiste joyeux, mais cela n'a aucun sens.

Qui est Liu Yilan ? Née en 1966 à Zuoying (Kaohsiung), Liu Yilan est l'une des peintres les plus légendaires du milieu artistique taïwanais. Ses œuvres débordent d'émotions profondes, dégagent une sensation intense et touchante. Sans formation artistique professionnelle, elle a étudié avec cœur, s'imprégnant des pensées littéraires, artistiques, philosophiques et humanistes, trouvant ainsi une source créative plus vaste. Elle est obsédée par la quête de la vérité de son existence et des relations avec le monde familial et environnant. En approfondissant ses épreuves de vie difficiles, elle condense son énergie pour explorer qui elle est, pourquoi elle existe. La famille d'origine influence le plus profondément la personnalité ; les deuils liés à l'abandon et à la mort ont constitué une ombre lourde et confuse de sa vie.

À cinq ou six ans, ses parents ont divorcé ; sa mère a quitté mari et enfants. En sixième année primaire, son père est tombé malade. Outre la garde de son père, elle a pris soin de deux jeunes frères. À douze ans, son père est décédé prématurément ; ruinée et sans soutien, elle a vécu chez ses oncles paternels, second et troisième, sous la garde de sa grand-mère. Elle a appris un métier dans la boutique de vêtements de son second oncle et fréquenté le cours du soir au collège. Dès la fin de ses études collégiales, elle s'est mariée avec un grossiste en bambous situé en face. Suivant son mari, elle a vendu des bambous aigres au marché. Chaque matin à quatre heures, elle devait s'activer au marché pour faire commerce ; après midi, elle rentrait chez elle pour continuer à préparer les bambous aigres tout en s'occupant des tâches ménagères. Sa journée ressemblait à celle d'une mouche sans tête, occupée jusqu'au soir, dans une rotation apparemment sans fin. Son corps est devenu un champ de bataille du travail. En tant que belle-fille aînée, elle a subi les pressions visibles et invisibles de la grande famille. La maison était tout pour elle. Dans sa tentative timide de préserver l'harmonie, son esprit n'a jamais trouvé de repos ni d'accomplissement, engendrant frustration, conflits environnementaux et inadaptation sociale. Un profond sentiment d'infériorité a causé douleur, solitude, désespoir et tourments physiques et mentaux. Une panique, une anxiété et une dépression prolongées l'ont amenée au bord de la rupture nerveuse. Cette vie errante et difficile a vu « l'éloignement grandir avec l'âge ». Après la naissance de son deuxième enfant, elle a pris le courage immense de bouleverser sa destinée, sortant du destin traditionnel féminin et de l'âme captive.

Sortir du fond du gouffre de la vie : À vingt-cinq ans, Liu Yilan a réalisé qu'elle seule pouvait se sauver. Avec fermeté, elle est sortie de l'hésitation et de la souffrance, brisant les contraintes de l'existence. Comme dit Joyce dans Ulysse : « Si vous pouvez le traverser avec cinq doigts, ce n'est même pas une porte, c'est une issue. » Elle a réfléchi : Qui est Liu Yilan ? Que peut faire Liu Yilan ? « Les morts – où vont-ils ? » Expérience de l'existence et réflexion sur son sens, fragilité de la vie, qu'est-ce qui est éternel ? En dehors du marché, elle a étudié assidûment, lu, assisté à des conférences, suivi des formations, participé à des cercles de lecture et pris des cours partout (suivant le professeur Jiang Xun pendant plus de dix ans). Elle a touché aux profondeurs de l'âme pour rechercher toutes les possibilités de la vie, lisant massivement ses ouvrages préférés, notamment en art et philosophie. Se remplissant de vide en vide, elle s'est transformée et a grandi. La lutte permet souvent de percer, de transcender le contrôle rationnel de soi et de trouver une issue à sa vie.

Le tournant de la vie : En 1998, Liu Yilan a atteint un point de bascule – elle a commencé à peindre avec le professeur Jiang Xun. La méthode d'apprentissage libre de ce dernier a inspiré les élèves, sans guidance technique ni restriction de matériaux. La première séance, centrée sur l'intuition et l'instinct (« Autoportrait »), proposait un dessin sans technique, reflet de l'inconscient, libération et relâchement d'énergie, cherchant à découvrir la vérité de l'existence plutôt que la maîtrise technique. L'artiste a été profondément touchée par l'histoire de L'Artiste affamé de Kafka : « Croyez-moi, si j'avais de la nourriture comme vous, je me gorgerais aussi bien, sans déranger personne (…) » (Note 2). Elle a soudain compris : « Parce que je ne trouve pas la nourriture dont j'ai besoin » (Note 3). Elle a trouvé la rédemption de sa vie dans la peinture ; ce qu'elle ne trouvait pas dans la réalité, elle le trouvait en apaisement dans la toile. En dehors de son travail, elle s'est entièrementinvestissementée au monde de la peinture. Le potentiel vient de l'énergie intérieure ; l'art est devenu la nourriture spirituelle apaisant son âme. La peinture est la trempe de sa vie fondamentale ; dans la transformation et la sublimation artistiques, elle a trouvé son identité, osant être elle-même et affrontant les défis avec courage. L'art est devenu sa foi de vie. Campbell disait : « L'art doit vous sortir des ailes nouées de votre propre moi » (Note 4), vers un vol libre de l'âme. Yilan a osé être elle-même, femme de rêve, réalisant ses rêves par la peinture. Jiang Xun a dit : « Elle est une fleur éclatante éclosue sur l'île taïwanaise. Sa réflexion et son accomplissement personnels pour toute la femme orientale ont une valeur précieuse. » (Note 5)

Le style pictural à la Liu Yilan : Le style de Liu Yilan est délicat, sensible, très féminin, soulignant le caractère littéraire, anecdotique, narratif et discursif du monde terrestre. Passant de la représentation superficielle à l'expression essentielle, ses personnages stylisés n'ont pas d'expressions particulières, possèdent un visage anguleux et un grain de beauté noir symbolique sur le menton, avec des yeux et une bouche exagérés à la manière cartoon, exprimant une émotion unique. Jouant sur des visages froids, mélancoliques et amaigris, variant les formes et les coiffures sculptées, elle crée les visages et les intrigues. S'inspirant de motifs classiques pour des coupes modernes, ses vêtements somptueux constituent une forme de vie, contrastant avec les expressions faciales, reflétant l'état existentiel actuel. Zhang Ailing considérait que la vie est un banquet somptueux ; l'amour de la beauté est inné chez la femme, et le faste devient un signe d'existence. La décoration fine exprime pleinement les traits féminins.

Des couleurs éclatantes et des vêtements somptueux présentent la personnalité individualisée de la vie. Les vêtements décoratifs (non sucrés) deviennent une métaphore des classes sociales, tandis que les meubles anciens sont des signes d'éthique familiale et de hiérarchie. Elle manifeste une émotion forte et une conscience existentielle : images expressives, personnages stylisés, aplats de couleur, planéité, motifs et compositions audacieuses. Les couleurs vives expriment émotion et symbolisme. La décoration éclatante est synonyme de faste et métaphore sociale. Elle est très audacieuse en couleur, dotée d'une haute sensibilité et d'une sensualité débordante. Elle préfère les grands blocs de couleur appliqués en contraste plat, qu'elle savoure avidement. Elle dit : « J'aime le noir, c'est la couleur la plus puritaine ; j'aime le blanc, c'est une collaboration sans conformisme, une intransigeance » (Note 6). Les lignes construisent le corps du tableau ; des couleurs uniques deviennent l'âme des personnages. Les titres portent la pensée et les concepts, diffusant une tristesse élégante et pénétrante, affirmant avec force l'élégance, l'envergure et l'éclat, devenant le style pictural unique de Liu.

Dans les tableaux de Liu Yilan, on perçoit une mélancolie profonde, y compris parmi les vêtements et fleurs aux couleurs somptueuses et éblouissantes. Cette froideur poétique et triste constitue son goût unique. Une conscience existentielle forte possède la capacité d'inclusion typique des femmes orientales et l'éthique confucéenne de tolérance, d'indulgence et de recherche d'harmonie. Ses tableaux rivalisent avec Frida Kahlo d'Amérique centrale et méridionale et Georgia O'Keeffe des États-Unis. Chez Kahlo, elle a trouvé la vérité de son existence (« Beauté malchanceuse » (2014) en est la preuve) ; dans la série Taïwan fleuri étincelant, elle appelle l'amour d'O'Keeffe.

La création de Liu Yilan commence par l'auto-contemplation dans une vie tumultueuse, passant de l'homme à autrui, homme à homme, homme à société, de l'analyse interne à son environnement, cherchant le sens de la vie. Elle dit : « Mes œuvres existent autour du « sujet de la survie humaine », posent des questions sur « la nature fondamentale de la vie humaine », et expriment humblement et fièrement « l'humanité pensante ». » Puis : « Je crois que la peinture n'est pas seulement visuelle, mais porteuse de pensée et de concepts. Je crois que, quelle que soit la rapidité des transformations et différenciations des tendances artistiques extérieures, l'exploration des sujets fondamentaux de la vie subsistera grâce à l'humanité. » (Note 7) Les créations d'Yilan placent l'humain comme sujet principal – les portraits humains, où elle apparaît souvent elle-même, s'étendant à sa famille proche, son mari, son fils, sa belle-mère, son rôle d'épouse, de mère, de belle-fille et aux autres sociaux. Une autre image de son âme – la série Taïwan fleuri étincelant – construit une symphonie de conscience formée par ses émotions débordantes.

Découvrir la vérité de son existence – Série Autoportraits : La série autobiographique de Liu Yilan commence par l'autoportrait en 1998 – auto-contemplation, enregistrement, analyse, découverte, guérison, reconstruction, cherchant le secret du jardin intérieur, sauvant son âme dans la toile et découvrant la vérité de l'existence du « Soi » et le sens de la vie. Joyce dit : « Tant qu'on regarde chaque chose avec sérieux et attention, tout peut être une porte vers les dieux et l'éternité. » Passant de la représentation superficielle à l'expression essentielle, « Le premier Soi » (2000) décrit une âme solitaire flottant dans l'obscurité, un visage perdu, exprimant sincèrement l'hésitation, la mélancolie, la solitude et la confusion intérieures de l'époque. Le Soi idéal « Vêtue de noir » (2002-2007) porte une robe noire assise sur une chaise en bois brun, corps allongé à la Modigliani, aplats de couleur, affirmation de l'image de soi par le contour. « Accomplir son Soi par la peinture » (2005) est nue, tentant de découvrir la vérité de son existence. Double autoportrait montrant « Maître et esclave de ses propres pensées » (2006), ayant compris le maître de la vie – la pensée, illustrant la situation existentielle de l'époque. Portrait existentiel « Mort et renaissance » (2005) relate son expérience personnelle de la souffrance masculine et féminine de la vie, témoin de sa grossesse, de la mort fœtale et de la césarienne. « L'amour et le désir d'un artiste » (2007) voit la formation du style Liu, avec des autoportraits multiples dramatiques jouant avec sa famille une pièce de théâtre des joies, peines, amours, désirs, sentiments et regrets humains. L'illusion de la réalité et de l'irréalité « Série Homme et Miroir » (2008) présente l'auto-contemplation du miroir, traversant le temps et dépassant la réalité, transmettant une conscience vitale subtile. « Série Mélodie de la Vie » (2009) présente des scènes multiples où toute la famille apparaît. L'amour vital et éphémère « Rêve Taïwan – Que le ciel protège notre terre » (2010) montre l'artiste priant personnellement pour Taïwan, exprimant fortement ses émotions et sa conscience abondantes.

L'« Rouge Fille » (2011) (trois versions) métaphorique est un autoportrait portant un costume de théâtre classique rouge. Yilan explique : « Si j'étais un pot de vin, quel vin serais-je ? Bien sûr, du Rouge Fille. » Le Rouge Fille symbolise la fille chérie de son père, vin mêlant affection familiale et amour. Quand une femme porte du rouge, c'est pour se marier ; le mariage est l'espoir de la femme pour l'avenir (Note 8). « Porcelaine Bleue et Blanche » (2013), « Noir et Blanc » et « Rouge Fille » (2014) montrent trois coiffures, poses et regards avec la même tenue. Bleu-blanc, noir-blanc et rouge flamboyant, riches en décoration, aplats floraux et motifs de phénix. L'éclat somptueux est l'éveil de la conscience féminine, mais sous les atours, le corps séducteur disparaît ; les vêtements deviennent expression de la vanité des classes sociales. Le manteau rouge sombre suggère les liens affectifs et familiaux, ou la porcelaine bleue devient décoration sociale. Il y a le doute : la femme, libérée d'elle-même, tombe-t-elle volontairement dans l'abîme des liens affectifs et familiaux ? De l'analyse interne nue à l'observation humaine délicate et sensible et à la beauté visuelle, elle revient à la nature humaine profonde. L'autoportrait est une danse avec son âme, dialogue avec soi, étreinte de soi dans la solitude, entrée dans l'intérieur pour chercher le secret du jardin.

L'âme de la terre – Série Fleurs Taïwan : Sur cette belle île, des fleurs éclatantes éclosent et vivent. Elles symbolisent la conscience terrestre, poussant à ouvrir les plus belles fleurs malgré l'environnement. Chaque fleur colorée et brillante vient des mystères de l'existence. Sous la relation entre fleurs et artiste, elles deviennent métaphore de l'existence locale. La série fleurs est une autre image de l'âme d'Yilan : « Au moment où je commence à espérer, je ne sais pas si je pourrai posséder ? Alors je fige une posture pour raconter, ainsi, la nostalgie commencera à circuler, de la première fleur à la dernière. Soudain, en un clin d'œil, c'est un ciel rouge, comme pleurant et se plaignant, au début du printemps… » (Note 9)

Les fleurs indigènes de Taïwan sont émotions et rythmes saisonniers, climatiques et thermiques locaux. Les fleurs sont l'âme de la terre, suggérant le visage doux et agréable de la vie taïwanaise. Chaque langage floral a sa référence unique : « Tournesol » (2006) tourne vers la lumière pour trouver direction et sens de l'existence ; « Bougainvillier » (2007) puissance sauvage et débridée ; « Lis Sauvage » et « Lis Prince » (2008) en pleine floraison sont beauté pure indigène ; « Hibiscus » (2008 et 2011) rouge vif plein de vitalité ; « Arum » (2008 et 2011) beauté solitaire ; « Amaryllis » poésie de l'existence ; « Iris »dépôt de l'âme ; « Ginger des champs » parfum frais des prairies ; « Allamande » rayons de soleil brillants ; « Canna » (2009) rouge éclatant surpassant la beauté humaine. Desmodélisation concis et puissants, aplats de couleur et structures uniques, elle utilise des couleurs vives et contrastées pour exprimer audacieusement l'essence des fleurs, montrant leur vitalité tenace. Entre figuratif, imagé et abstrait, elle exprime émotions locales étincelantes, conscience, énergie, vibrations et parfums, métaphore de la vitalité et conscience locales prospères et luxuriantes sur la belle île.

L'appel de la terre – Série Rêve Taïwan : Les personnes vivant dans ce beau foyer insulaire se soucient de cette terre sous différentes formes. L'artiste Liu Yilan ne fait pas exception. La « Série Rêve Taïwan » est expression de ses émotions et conscience pour ceux qui vivent et meurent sur cette terre. Cette série présente toujours deux cartes de Taïwan symétriques – gouvernants et opposition – avec personnages disposés au centre, formant un papillon, sentiment éveillé. Le papillon accumule bonheur et liberté, ail somptueux et brillant métaphore de la terre riche, beauté et tristesse. « Que le ciel protège notre terre » (2010) montre la silhouette aux mains jointes de l'artiste entre des gardenias épanouis, protégeant les habitants taïwanais en pleine floraison, exprimant fort sentiment pour la terre, priant sincèrement pour elle. « Cultiver profondémentcondensation cœur » (2011) hibiscus rouge, indiquant par étreinte familiale que vivre sur cette belle île (comme une famille) nécessite culture profonde et cohésion pour ouvrir belles fleurs. « Garde Vie et Mort » (2011) champs de marguerites vivaces, squelette tenant bébé symbolisant vie taïwanaise, mort âme taïwanaise. L'artiste raconte : « Deux Taïwan symbolisent équilibre politique, mais mouvements sociaux partisanes ne sont pas monpoint central de peinture. La terre est notre mère nourrice. Espérons que cette île ait cohésion racine profonde et ouvre belles fleurs. En tant que créatrice de peinture, je dois proposer un angle de vision du monde et présentation de style personnel. J'utilise donc écriture féminine pourapproche mes attentes et amour pour cette terre. Que le ciel protège notre terre, Rêve Taïwan ! Je prie pour bonnes saisons, paix nationale et bonheur populaire. » (Note 10)

Splendeur humaine et monde profane : L'amour est plus beau dans le monde humain, apaisant les cœurs. Amour familial mêlé à émotions fortes et attachement difficile ; amour mondain séduisant et attractif fatal, empêchant de se libérer. « Série Attraction Fatale » est éveil et réflexion de conscience de peintre femme,compréhension intuitive sur amour et mariage actuels. « Nous sommes si volontiers captifs » (2010) l'amour est promesse de soi, donner ailes à l'autre pour vol libre, mais dans amour profond, sommes-nous si volontiers captifs ? Captivité volontaire non seulement amour, mais aussi renommée, richesse et pouvoir. « Vérité Succédanée » et « Amour, si ennuyeux » (2012) explorent relations sexes etessence émotion, complexité entrelacement humain, histoire tierce partie, querelles amoureuses familles riches, bonheur après tempête, détachement poussiéreux.

Exploration courbes et détours beaux-mères/belles-filles « Vous épousez un homme ou une famille » (2012), pression belle-fille aînée sous chaînes traditionnelles, supériorité homme/femme grande famille, montrant relations subtiles femme/famille/beaux-parents, maison commechaînes femme. « Son nom est Belle-Mère » (2013) suspir traditional famille, suppression femme et désir pouvoir, voix femmes taïwanaises traditionnelles, doute infini artiste face réalité. Meubles tableaux signes éthique et classe familiale, objets plus vrais que histoire. Sous rôles sociaux ordinaires traditionnels, fille chérie père, épouse mari, mère et belle-fille, elle se fait elle-même par peinture. « Devenir Belle-Mère » (2013) métaphore temps, présentation années, extension autoportrait, de jeune fille à épouse puis grand-mère nombre petits-enfants, marche dure vie. « Fragment » (2014) suite marche vie, traversant temps, fragments existence processus vie. « Ne laissez pas Beauté voir Cheveux Blancs – Ma Mona Lisa » (2013), beauté classique civilisation inviolable, deOccident à modèle occidental Mona Lisa, Amérique du Sud Kahlo courageuse Soi, Liu Yilan découvrant vérité existence alignés haut en bas, espérant floraison civilisation Asie-Taïwan. « Beauté Malchanceuse » (2014) artiste main dans main avec Kahlo affirmation conscience soi, métaphore immortalité vie humaine par art.

Modernité « Série Jolies Femmes » utilisant métaphoriquement Douze Jolies Femmes Qing élégance impériale pourréférence activités femmes actuelles : que font femmes modernes ? « Murmurer » femmes chuchotant émotions privées femmes ; « Entre Carrés » loisirs femmes – jouer Mahjong ; « Dompter Mari » pleine sagesse, seul amour obtient cœur mari ; « Lecture sur Lit » (2012) croissance vie nécessaire et inévitable femme – lecture ; « Ceinture s'affine sans regret » (2013) paper doll symbole ironique beauté contemporaine.

Titres narratifs et tableaux – Moi et Grand-Moi : Chaque tableau d'Yilan est sentiment, observation, narration, littéraire et conteur,ajout d'un titre narratif entrelaçant les émotions:Nature vie peut-être ineffable, vie réfléchie pourtant claire (Note 11) comme « Premier Soi » (2000), « Accomplir Soi par Peinture » (2005), « Maître et Esclave Pensées » (2006), transmettant conscience subtile « Série Homme et Miroir » (2008). Sentiment vie « Rouge Fille » et « Porcelaine Bleue » (2013), souci social et compréhension « Essence Amour Indépendante Sexe » (2010), « Nous Ignorons Vérité », titres romanesques « Série Attraction Fatale », « Vous Épousez Homme ou Famille » (2012), « Son Nom Belle-Mère » (2013), exploration vérité et sens vie « Série Mélodie Vie » (2009), « Loin Rêves Inversés » (2010), « Ne laissez pas Beauté voir Cheveux Blancs – Ma Mona Lisa » (2013), « Beauté Malchanceuse » (2014).

Peintures Yilan – tous « Soi – Grand-Moi », altérité tableau sont vraies images de soi,On ne s'étonne donc pas que certains disent qu'il s'agit de ses autoportraits.,En effet「Nous ne voyons pas les choses en elles-mêmes,Nous voyons notre propre image」(Note 12),L'intérieur et l'extérieur forment un tout ; l'Autre est une projection de l'image du Grand Soi.,Les apparences de tous les êtres sont les nôtres.,Le monde est le miroir de notre existence.,La grande compassion de l'unité fondamentale,Tous les êtres humains、Toutes les plantes et les animaux,Sont nous-mêmes。Une œuvre immortelle est un appel venu des profondeurs de l'âme,Le sens ultime de l'art est de retrouver la patrie originelle de la vie,Comme le dit Campbell「Toutes les formes de la vie sont imparfaites,Seul l'art peut voir la lumière dans l'imperfection」(Note 13)。Ernst‧Cassirer(Ernst Cassirer)considère que「l'œuvre d'art est une intuition de l'humanité et de la vie intérieure,se manifeste dans la forme sensible de l'image,Dans l'intuition esthétique de la forme pure de l'œuvre d'art,l'être humain peut se voir lui-même,et peut aussi voir le monde entier。」Comme le dit Jung:「Chaque vie est totalité ou réalisation de soi,Pour cette raison précisément。cette réalisation peut être appelée『individuation』。Toute vie est étroitement liée à la personne qui la réalise。Sans l'individu,la vie est tout simplement inconcevable。Pourtant, chaque individu a son destin et sa finalité propres,À condition de réaliser cela,la vie prend alors un sens。」(Note 14)。

Note1:Esthétique de la biologie de Campbellp190 Diane K.OsbonÉdité par Traduit par Zhu Kanru Presses Lixu République de Chine86Publié en l'an。 Note2:Entretiens avec Liu Yilan-2015-04。 Note3:Entretiens avec Liu Yilan-2015-04。 Note4:Esthétique de la biologie de Campbellp364 Diane K.OsbonÉdité par Traduit par Zhu Kanru Presses Lixu République de Chine86Publié en l'an。 Note5:Les fleurs épanouies sur l'île-Présentation des peintures de Yilan Jiang Xun2008Catalogue d'exposition。 Note6:Page Facebook de Liu Yilan。 Note7:Regard fasciné et tourné Exposition personnelle de Liu Yilan Galerie Xin Yuan 2015Catalogue d'exposition。 Note8:Entretiens avec Liu Yilan-2015-04。 Note9:Miroir aux fleurs, poursuite des rêves-Exposition personnelle de Liu YilanCatalogue d'expositionp35 Centre culturel et artistique de l'Université de sciences et technologies de Gao Yuan 2009。 Note10:Entretiens avec Liu Yilan-2015-04。 Note11:Le moi dans le miroir:Une manière de regarder Liu Yilan Par/Chen Shuicai Éclat flamboyant du monde profaneCatalogue d'exposition Galerie Xin Yuan2013-11 Note12:Abandonner l'opposition,Rencontrer le monde intérieur de la joieP124 Richard RohrAuteur Traduit par Wang Shumei Presses Qishi。 Note13:Esthétique de la biologie de Campbellp376 Diane K.OsbonÉdité par Traduit par Zhu Kanru Presses Lixu République de Chine86Publié en l'an。 Note14:Esthétique de la biologie de Campbellp95 Diane K.OsbonÉdité par Traduit par Zhu Kanru Presses Lixu République de Chine86Publié en l'an。

Écrit à Fleurville – Paris 05-06-2015