(Photo) Le nouveau Premier ministre français François Fillon, plein de vitalité, et le nouveau ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Image issue du site UNP. Après son investiture, le président Nicolas Sarkozy, sixième président de la Ve République, a immédiatement constitué son nouveau gouvernement. Dans cette nouvelle ère marquée par l’arrivée de nouveaux dirigeants et un changement d’atmosphère, avec une mise à jour complète du pouvoir politique, la vie politique française fait preuve d’une vitalité naissante et d’un optimisme…

Tout le pays espère unanimement que ce nouveau pouvoir tiendra ses promesses électorales, offrant à la France de nouvelles opportunités, confiance et dynamisme. Le 17 mai, le président a nommé François Fillon comme nouveau Premier ministre. Proche collaborateur et stratège politique du président, né en 1954 (53 ans), il appartient à la génération intermédiaire de la classe politique française et partage avec le nouveau président une vision et des perspectives politiques communes.

Pour honorer sa promesse d’économiser les ressources publiques, le nouveau gouvernement a réduit le nombre de ministres, passant de 31 à 15 ministres, 4 secrétaires d’État et un haut commissaire. Près de la moitié des ministres sont des femmes, âgées de 39 à 97 ans. Fait surprenant, bien que Nicolas Sarkozy ait donné l’impression lors de sa campagne d’être un conservateur dur ou un néo-conservateur de droite, son gouvernement adopte une ligne légèrement plus ouverte, orientée vers le centre, intégrant des figures du centre et de la gauche. Il s’agit peut-être d’une stratégie pour les prochaines élections législatives, ou reflète-t-il une autre ambition politique ? L’observation restera nécessaire.

Le nouveau gouvernement est principalement composé de membres de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), parti du président, dont beaucoup sont des proches, anciens ministres, maires ou députés. Deux membres proviennent d’autres partis : François Fillon (53 ans), actuel sénateur, ancien député, ministre de la Défense et de l’Éducation ; Alain Juppé (61 ans), seul ministre d’État, ministre de l’Écologie et de l’Aménagement du territoire ; Jean-Louis Borloo (56 ans), ancien ministre de l’Emploi, désormais ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi ; Michèle Alliot-Marie (60 ans), ancienne ministre de la Défense, devenue ministre de l’Intérieur et des Outre-mer ; Bernard Kouchner (67 ans), unique figure de gauche, fondateur des Médecins du Monde, nommé ministre des Affaires étrangères ; Xavier Bertrand (42 ans), ancien porte-parole de campagne, devenu ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité ; Hervé Morin (45 ans), issu du centre (UDF), nommé ministre de la Défense ; Christine Lagarde (51 ans), ministre de l’Agriculture et de la Pêche ; Xavier Darcos (60 ans), ministre de l’Éducation ; Rachida Dati (41 ans), ministre de la Justice ; Valérie Pécresse (39 ans), ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ; Roselyne Bachelot-Narquin (60 ans), ministre de la Santé et des Sports ; Eric Woerth (51 ans), ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique ; Christine Boutin (63 ans), ministre du Logement et de la Ville ; Christine Albanel (51 ans), ministre de la Culture et de la Communication ; Brice Hortefeux (49 ans), ministre de l’Identité nationale et de l’Immigration.

Les quatre secrétaires d’État sont Roger Karoutchi (secrétariat général du Premier ministre, chargé des relations parlementaires), Dominique Bussereau (secrétariat d’État à l’Écologie, au Développement et à l’Aménagement du territoire, chargé des Transports), Jean-Pierre Jouyet (secrétariat d’État aux Affaires européennes, chargé des relations avec l’UE) et Eric Besson (secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la prospective, de l’évaluation des politiques publiques et du développement de l’économie numérique). Le haut commissaire Martin Hirsch, unique représentant de la société civile et ancien directeur d’Emmaüs, est spécialement nommé pour traiter des questions de pauvreté en France.

La priorité absolue du nouveau gouvernement est de remporter les prochaines élections législatives. Une majorité parlementaire assurerait un avantage décisif pour gouverner et réformer, permettant de faire avancer les changements institutionnels et sociaux. Selon les derniers sondages, l’UMP devrait profiter de l’élan post-présidentiel pour obtenir cette majorité, souhait partagé par l’ensemble de la population. En attendant les résultats électoraux, le gouvernement actuel assure une fonction transitoire, tandis qu’une force nouvelle et innovante se tient prête à agir.