La deuxième vague des élections législatives françaises
(Haut) Alain Juppe, ministre de l'Écologie, vaincu aux législatives. (Milieu) Segolène Royal et François Hollande officiellement divorcés ; cette photo intime d'un député reste. (Bas) Schéma électoral : bleu pour l'UMP, rose pour le PS...



(Haut) Alain Juppe, ministre de l'Écologie, vaincu aux législatives. (Milieu) Segolène Royal et François Hollande officiellement divorcés ; cette photo intime d'un député reste. (Bas) Schéma électoral : bleu pour l'UMP, rose pour le PS, comparaison avec 2002 en haut à droite. Toutes les images proviennent de www.20minutes.fr.
Les résultats du second tour des élections législatives françaises ont été dévoilés dans la nuit du 17 juin. Les sondages prévoyaient une « marée bleue » inévitable balayant l'Assemblée, mais ce tsunami s'est transformé en une vague plus modeste. L'Union pour un mouvement populaire (UMP), parti du nouveau président Nicolas Sarkozy, obtient la majorité absolue avec 318 sièges. En ajoutant les 22 sièges du Nouveau Centre (pro-UMP) et les 2 du Mouvement pour la France (extrême droite), la droite totalise 342 sièges.
À gauche, le Parti socialiste (PS) réalise un score inattendu de 210 sièges, dépassant largement ses estimations initiales (120 à 150). Cette performance redonne au PS sa dignité et son influence. Le Parti communiste (PCF) se ressaisit avec 17 sièges, tandis que les Verts et le MoDem (ex-UDF) en obtiennent chacun 4. Le Front national, quant à lui, est complètement éliminé.
Comparé à 2002, l'UMP perd 44 sièges (passant de 362 à 318), signe d'une vigilance citoyenne face au nouveau gouvernement. Le Premier ministre François Fillon déclare : « Les élections sont terminées… il est temps de se libérer des tabous et de nous unir. » Le PS, gagnant 60 sièges, incarne désormais une opposition forte, imposée par la conscience démocratique des électeurs. Segolène Royal note que les Français ont exprimé leur sens démocratique lors de ce second tour, tandis que François Hollande souligne que la « marée bleue » n'a pas eu lieu, affirmant que la diversité profite à la France qui marche sur deux jambes.
Le drame politique réside dans la défaite d'Alain Juppe, seul ministre non élu dès le premier tour, battu par un candidat proche de Segolène Royal. La situation personnelle de celle-ci, officiellement divorcée de François Hollande, ajoute à la tension politique concernant la direction future du PS. Alors qu'Alain Juppe présentera sa démission, le nouveau gouvernement se met en place, marquant le début des réformes politiques, économiques et sociales en France.