L’éveil et la formation du beau : De la France à Taïwan aujourd’hui
À l’ère de la mondialisation – Un projet pédagogique globalisé imaginé par des élèves de première année d’une école primaire en France











Texte et photos / Chen Chi-Hsiang « L’éveil et la formation du beau : De la France à Taïwan aujourd’hui » Voici le partage d’un discours prononcé vendredi dernier, invité par le Salon culturel de Taoshan à Chiayi.
Avez-vous déjà été émerveillé par le « Beau » ?
Avez-vous déjà été « touché » dans votre vie quotidienne ?
Où se trouve le Beau ? Comment être touché ? Sans avoir ouvert l’œil céleste, on ne voit pas le Beau ; une personne indifférente et sans cœur ne peut absolument pas être touchée.
L’émerveillement quotidien est un bonheur : c’est un cadeau du ciel, ineffable, apportant de nouvelles sensations et découvertes, devenant ainsi une belle circonstance de la vie.
Le « Beau » n’est rien d’autre qu’une condition existentielle, qui se rencontre mais ne se cherche pas, une insight et une expérience instantanées. Le Beau est intuition et imagination ; la émotion vient du cœur.
La émotion du Beau est purement personnelle et liée à l’unicité de l’existence, devenant une force d’éveil individuelle. Le Beau est partout, indépendant de l’art ; l’art est partout, indépendant du Beau. Le Beau se transforme avec le temps, l’espace et l’état d’esprit.
Le Beau est le mystère de l’existence universelle. « L’éveil » signifie réveiller la conscience et la sensibilité, la compréhension du cœur, revenir à l’esprit initial. C’est ouvrir le trou noir (le mystère) de la vie, traverser la fenêtre de l’âme, allumer la lumière de la vie.
L’artiste allemand Joseph Beuys a dit : « La fonction totale de l’art, que la société tente souvent de supprimer. (…) Seul l’art rend la vie possible – c’est sous ce principe radical qu’il souhaitait s’exprimer.
Je dis que sans art, l’humanité serait spirituellement inconcevable. » Oui, l’art nous permet en réalité de voir toutes choses dans ce monde ; non seulement voir les dix mille phénomènes, mais aussi voir les liens entre eux ; non seulement voir les liens, mais aussi voir les émotions humaines derrière les choses.
Le Beau est « sans prix », il ne peut ni s’acheter ni s’offrir, on ne peut que le comprendre ; il n’a pas de valeur économique, mais possède une grande utilité pour l’existence. Le Beau est une utilité sans voie apparente – c’est l’énergie de la vie et le mystère de l’existence.
Le « Beau » est un cadeau du ciel, provenant de votre « sagacité ou nature innée ». Les fleurs du cœur s’épanouissent, le « Beau » manifeste la puissance du cœur – l’intention, la conscience présente – un seul Beau, tout est Beau.
Le Beau est indépendant des « concepts » ; le « Beau » est une expérience témoin de la vie. Le « Beau » est une « porte » menant au paradis ; le « Beau » révèle votre authenticité et l’instant présent. Le « Beau » provient du sujet et dépasse l’objet (la chose objective).
Le Beau n’est absolument pas un produit importé ; le « Beau » est vous-même, le Beau est une force d’appel de la vie, témoin de l’existence.
Le savoir ne fait que pointer vers le doigt montrant la lune, vous amenant à la « porte » du « Beau », mais il vous faut frapper vous-même pour « témoigner » et « comprendre ».
L’intuition dépasse les sens (vue, ouïe, odorat, goût, toucher, esprit) ; les sens ne font qu’ouvrir une fenêtre, ils ne constituent pas toute la vie.
Dans le Sutra du Cœur, les cinq agrégats sont vides ; c’est dans le « Vide » que l’on peut dépasser l’expérience esthétique et embrasser cet univers existentiel.
La sensibilité intellectuelle du « Beau » passe par l’observation, l’analyse, la compréhension, l’expérience, puis l’exploration de la vérité (le contenu même de l’art – c’est-à-dire le vocabulaire formel et la portée narrative), c’est-à-dire l’expérience esthétique provenant du contenu.
Le « Beau » est indicible ; le Beau – réside dans le silence ; ce qui peut être dit n’est pas cela.
Le « Beau » qui touche les nerfs ne peut qu’être décrit ; un prêtre orthodoxe a dit : « Si vous pouvez l’expliquer, alors il n’est certainement pas vrai. » Le « Beau » change selon l’état d’esprit ; par exemple, jeter un coup d’œil à une peinture accrochée au mur avant de partir travailler le matin n’est absolument pas identique à celui fait en rentrant du travail le soir.
En amour, tout est coloré, brillant et agréable à l’œil ; dans la colère, le ciel est gris. La émotion vient du « cœur », absolument pas du « savoir ».
Ouvrez grand votre cœur pour observer le vaste univers, aimez-le, embrassez-le, entrez dans le mystère de l’existence, témoignez de la vérité de la vie. Le « Beau » est « l’Amour » ; il n’y a rien de plus beau que l’« Amour » humain.
Le « Beau » est le « Bien » ; les choses hypocrites ne seront jamais belles, peu importe comment. Le « Beau » est le « Vrai » ; seul le « Vrai » est la véritable essence du Beau.
Le « Beau » pointe directement vers le cœur humain ; ce n’est qu’une option parmi d’autres dans l’art ou la nature. Ce qui dépasse l’expérience esthétique est la « transformation » intuitive et l’illumination soudaine.
Dans l’« expérience esthétique », on transforme l’humanité, on cultive la mentalité, on approfondit la spiritualité. Le « Beau » peut guérir les cœurs, apaiser les esprits, harmoniser la société et créer les êtres vivants.
L’éveil du Beau – provient du vaste monde, à travers l’art ou la nature, ouvrant votre cœur et créant une connexion profonde, touchant la conscience spirituelle ; ainsi, l’art et la nature sont tous deux une force d’éveil.
La puissance de la civilisation provient de la sédimentation et de l’éveil du Beau ; dans la vie quotidienne, tout est un terrain d’incubation du Beau.
L’expérience esthétique nous guide vers une nouvelle façon de regarder, d’écouter, de sentir et d’agir ; c’est un développement global cognitif, sensible, émotionnel et imaginaire, nous permettant de comprendre comment notre vie est connectée au monde environnant. ~ Maxine Greene, philosophe de l’éducation américaine Einstein : « Ce que nous pouvons éprouver de plus beau, c’est le mystère.
C’est la source de tout art et science véritables.
Celui qui est étranger à cette « émotion », celui qui ne peut plus s’arrêter par admiration ou rester figé par la crainte, est comme mort ; ses yeux sont fermés. » (Abandonner l’opposition, rencontrer l’intérieur joyeux, par Richard Rohr, traduit par Wang Shumei, éditions Revelation).
Ernst Cassirer considère que « l’œuvre d’art est l’intuition de l’humanité et de la vie intérieure, manifestation sous forme sensible dans la forme imageante ; dans l’intuition esthétique purement formelle de l’œuvre d’art, l’homme peut se voir lui-même et voir le monde entier. » Ouvrez grand votre poitrine – existez sans être ennuyeux ; l’art est la récupération du sentiment, l’art est une vision globale de la vie ; utilisez l’art pour apaiser votre âme, la vie devient complète grâce à l’art.
La valeur est créée par soi-même ; seul l’art le rend possible : « Toutes les formes de la vie sont imparfaites, seul l’art peut voir la gloire dans l’imperfection. »
L’art est toujours là, à des endroits inattendus, touchant le cœur et la conscience humaine.
L’art est toujours là, à des endroits inattendus, stimulant l’espace imaginaire des gens.
L’art est toujours là, à des endroits inattendus, transmettant une magie miraculeuse.
L’art est toujours là, à des endroits inattendus, infectant la conscience et la sensibilité des gens.
Le Beau est partout, indépendant de l’art ; l’art est partout, indépendant du Beau. Le Beau est la perception des choses ; l’expérience esthétique façonne la conscience et la sensibilité humaines, et ouvre l’horizon sensoriel de l’existence.
Le sage Schopenhauer : « Les choses elles-mêmes ne changent pas ; ce qui change, c’est le sentiment humain. » La formation du Beau commence dans la famille et l’environnement de vie. Le Beau devient une voie d’éveil de la vie.
L’expérience esthétique commence par l’éducation prénatale jusqu’à l’apprentissage tout au long de la vie.
L’éducation esthétique mise en œuvre en France : Sous une éducation sociale avisée et ouverte, le Beau devient la pensée et l’oxygène vital (phytoncide) façonnant la prochaine génération.
La France est une grande nation culturelle, menant le vent et la marée par les arts humanistes et les innovations technologiques, notamment dans le nucléaire et l’aérospatiale ; sa culture raffinée et sa qualité de vie exceptionnelle sont les meilleurs exemples de l’ancrage de l’art dans la vie.
De la nourriture, des vêtements, du logement et des transports à la philosophie esthétique et à la construction scientifique, la France construit sa puissance solide et la vision de son peuple.
Par exemple – À l’ère actuelle de la mondialisation – Qu’est-ce que la mondialisation ? Exemple : Former le caractère et la personnalité indépendante des enfants par l’éducation. La construction de l’éducation esthétique infantile – Guidage et inspiration ouverts et multiples.
Comme les musées d’art ou les salles de concert/théâtre deviennent des sanctuaires de l’éducation esthétique, et à travers l’enseignement extérieur, l’inspiration de la nature et l’éveil du sentiment esthétique.
Dans un environnement rempli de visuels et d’audiovisuel dans la vie quotidienne, l’influence subtile façonne les nouvelles énergies futures et les maîtres de l’avenir.
L’éducation artistique généralisée – Comme le gouvernement parisien crée des ateliers d’art dans chaque arrondissement, ouverts à tous les citoyens pour apprendre.
Chaque arrondissement a une école de musique ; en dehors de l’école régulière, les étudiants peuvent demander à entrer dans l’école de musique de leur arrondissement le mercredi ou le samedi pour apprendre un instrument, lire la partition, ou participer à une chorale, etc.
Ces écoles de musique deviennent aussi un système de programmes avancés.
À la fin de chaque semestre, il y a des examens stricts ; échouer signifie redoubler ou changer d’instrument, avec un système de progression par niveaux, allant des classes débutantes aux systèmes d’enseignement supérieur, formant ainsi des compétences interdisciplinaires et spécialisées liées aux intérêts.
Lorsque les lycéens français suivent des cours de philosophie axés sur la pensée, construisant leur propre pensée indépendante, les lycéens taïwanais étudient encore l’éducation civique et morale, continuant à être conditionnés pour devenir des esclaves stupides.
Au lycée, le caractère et les intérêts des étudiants français semblent déjà déterminés ; à travers les cours de philosophie du rituel de passage à l’âge adulte au lycée, ils construisent leur pensée, savent penser et débattre.
Beaucoup lisent déjà les journaux et magazines de leur choix, achètent même des journaux et magazines, sont actifs sur les réseaux sociaux, et prennent conscience de l’importance de lire les classiques mondiaux, établissant leurs propres listes de lecture, etc.
Ils continuent à élargir la vision et l’expérience de chacun, ayant souvent plusieurs compétences spécialisées. À l’université, ils s’investissent activement dans la société ou divers groupes.
Il est évident que, jeunes et vigoureux, ils ont tendance à être de gauche, réformateurs et insatisfaits des normes sociales. Les jeunes sans pensée et action de gauche semblent n’avoir jamais été jeunes, n’est-ce pas ?
L’art populaire – Comme l’ouverture des musées et diverses activités artistiques – Comme le festival de musique White Night, le festival des jardins patrimoniaux, etc.
Il y a à la télévision des expositions majeures, des interprétations de peintures célèbres, des présentations d’artistes renommés, des opéras majeurs, des diffusions en direct de concerts ou d’opéras mondiaux, etc.
On promeut l’histoire humaniste et l’ancrage de l’art à travers des activités. Comme la présentation de la nourriture, des vêtements, du logement, de l’éducation et des loisirs, par exemple comment s’habiller, comment regarder, comment discuter, etc.
Il existe un mécanisme pour construire la vision future – former les forces de la nouvelle ère, les tendances et l’énergie futures, promouvoir les nouveaux talents, afin que la culture ne soit pas interrompue ni perdue.
La mise à jour continue des politiques artistiques, héritant du passé et ouvrant l’avenir, construit les forces et la perspective futures à partir de la mise en œuvre des politiques culturelles.
Quelques idées sur l’éducation esthétique à Taïwan : Pendant longtemps, sous la domination des examens, les cours d’art ont été détournés et ignorés sous la pensée utilitaire de « l’inutilité de l’art pour les examens ».
Cependant, « l’utilité de l’inutilité est la grande utilité » ; l’éveil du Beau réveille l’énergie de la vie, enrichissant toute la vie ! Peu importe le passé ou le présent, former, tant qu’il y a une action, il n’est jamais trop tard !
Pourquoi la société taïwanaise est-elle devenue ainsi ? Valeurs sociales confuses, conservatrices sous le confort, tout regardant vers l’avant (l’argent), dans une époque inclinée, stupide et craignant que la société ne soit pas chaotique.
Qui a créé les valeurs de la société taïwanaise ? Qui manipule la vision esthétique des Taïwanais ? Qui fait vivre Taïwan comme des mouches sans tête ?
Dans l’incapacité de nommer la « mère » Taïwan, sous une colonisation longue ou une éducation populiste, et celle causée par les dirigeants via les médias de masse, ce qui est tordu n’est pas seulement les valeurs sociales, mais aussi l’humanité, supprimant ainsi sa propre sensibilité et ses émotions, car cela est rentable.
Sous l’éducation généralisée de Taïwan, on ne trouve plus d’analphabètes ; une société incapable de pensée indépendante ou n’osant pas être elle-même, ne peut que sombrer dans une conscience collective stupide où l’on répète ce que disent les autres.
Dans une société trop orientée vers l’utilitarisme, cela crée une génération aveugle au raisonnement et au Beau – et elle s’en croit encore fière.
Sous ces valeurs sociales perdues, l’éducation devient un outil des dirigeants, justifiant haut et fort sous le fonctionnalisme d’élite, sacrifiant ou dénigrant la vision esthétique et l’instinct artistique des Taïwanais, tordant l’humanité et la vision, et manipulant encore une vision esthétique infantile de la société par les universitaires du système, construisant sous la menace et l’incitation des dirigeants et l’idéologie un visage artistique conservateur et éducatif, collectif dans la perte et le déclin du Beau, servant de légitimité aux dirigeants.
Dans cette orientation fonctionnelle et utilitariste de l’éducation esthétique, tout est complètement tordu ; les « Beaux-Arts » ne sont que la technique, vous apprenant comment peindre, comment médium vous enseigne à observer, qu’est-ce que le « comme beau », aucune esthétique ; les peintures mondiales célèbres sont le saint graal, pourquoi sont-elles célèbres.
La « Musique » vous apprend juste à chanter, avez-vous lu la partition ? Les grands compositeurs sont le saint graal, on n’a jamais entendu Mozart ou Bach, les chansons populaires taïwanaises sont volontairement ignorées, très médiocres.
On n’a jamais entendu ce qu’est un opéra, où est le théâtre dramatique, qu’est-ce que l’art, hélas. Heureusement, il reste encore le théâtre de marionnettes traditionnel à regarder.
« Beau », « sentiment esthétique », « esthétique » – beaucoup de gens ne savent toujours pas les distinguer. Le « Beau » semble inexistant ; dessiner ne rapporte pas à manger, chanter demande de la taille, jouer à la comédie personne ne regarde, les Beaux-Arts sont aveugles.
En réalité, le véritable art est une force d’éveil locale et un outil participant à la libération de la société.
L’art n’est pas seulement une arme de combat, il peut aussi apaiser la conscience des esprits locaux, résister ou révéler la hideur des dirigeants ou des gouvernants, l’art peut subvertir la culture traditionnelle et les valeurs sociales établies, et déconstruire la pensée et la conscience des dirigeants.
En 1987, le philosophe français Gilles Deleuze, lors d’une conférence sur la pratique créative, a constamment souligné le lien étroit entre « l’art » et la « résistance ».
Autrement dit, depuis l’antiquité, l’art, à travers le comportement créatif, non seulement défie continuellement la signification de la vie et de l’existence, mais montre aussi sa posture critique et contestataire potentielle dans les mécanismes de discipline omniprésents de la société moderne (note).
L’art est une force d’éveil capable de convoquer la mémoire collective des Taïwanais, visant à guérir le corps et l’esprit des Taïwanais.
L’éducation esthétique commence par la formation familiale ; l’environnement devient le grand contexte d’apprentissage, les valeurs sociales sont la référence ou l’influence des parents.
L’importance de l’éducation parentale : on ne peut pas confier entièrement l’éducation des enfants à la société et à l’école.
L’avenir des enfants se construit sous le guidage et la conformité des adultes, façonnant leur caractère et leur personnalité, cultivant leur curiosité et leur esprit d’aventure.
Le cœur de tous les parents veut que leurs enfants réussissent ; ils s’empressent de vouloir créer « des enfants gagnant au départ », protégeant excessivement les petits enfants, créant ainsi ce qu’on appelle aujourd’hui les « bébés mamans ».
Dès le plus jeune âge, entrée dans des maternelles bilingues, apprendre ici et là, pour satisfaire la vanité des parents ; en effet, les enfants sont l’ombre des mères.
Dès l’école primaire, on commence à suivre des cours de rattrapage ici et là, chargés et déchargés, occupés à ne rien pouvoir faire, préparant même des repas dans la voiture, les jours fériés compris.
Les enfants sont exploités par les adultes et les études scolaires, sortant tôt et rentrant tard, n’ayant vraiment pas le temps de jouer. Les enfants qui ne savent pas jouer sont les plus pitoyables, perdant curiosité, imagination et esprit d’aventure.
Au lycée, c’est pareil, après les cours, on va au rattrapage, ridicule.
De l’école primaire à l’université et aux études supérieures, tout est rattrapage ; on ne lit pas de livres extra-programmes, seulement des manuels, cherchant uniquement la réussite académique temporaire, seulement pour des examens fonctionnels.
Sous une éducation dépersonnalisée, le phénomène stupide de croire en sa propre supériorité est visible partout ; sous l’éducation systémique, le sens de l’éducation est tordu.
À l’ère de l’explosion des connaissances numériques et d’Internet, il manque justement le savoir, car sans capacité de jugement, quelle capacité critique peut-on avoir ? Hélas.
En France, il est fréquent que les lycéens choisissent, après le baccalauréat, de voyager à travers le monde avec un sac à dos, cherchant à relever le défi de la vie par une expérience personnelle directe.
Après un an ou plus, ils reviennent avec gratitude pour aller à l’université.
Cette curiosité envers le monde pousse une personne à découvrir et comprendre de nouvelles choses, développant une attitude d’apprentissage plus active, formant ainsi un caractère indépendant et autonome, prêt à relever les défis futurs.
Dans ce monde aux valeurs tordues, la formation de l’éducation esthétique – commence par soi-même, cultiver l’intérêt pour les arts humanistes, participer à diverses activités artistiques, ne pas se conditionner soi-même, apprécier la diversité, vivre des expériences variées, construire son propre goût.
La beauté de la vie est basée sur la vie quotidienne, mettre concrètement en pratique l’art de sa propre vie. À l’arrivée de l’ère des musées, notre éducation esthétique est-elle prête à accueillir la nouvelle vision de l’avenir ?
Manger à satiété, regarder sans voir ; manger à se éclater, les yeux formatés clairement, tout voir, les yeux aveuglés.
Pas étonnant que les musées organisent des festivals de riz au porc braisé, ou des mariages de stars, que les opéras soient loués par des entreprises de vente directe pour organiser des événements, hélas.
Les musées et les opéras deviendront inévitablement des « maisons à moustiques » (lieux abandonnés) à l’avenir ; regardez le Palais national du Palais du Sud à Taipei, c’est un exemple évident. Note – [Philosophie Vendredi @Taipei] – « Résistance artistique ?
Au nom des « faibles institutions » » – 2018/08/24 Orateur – Wu Xiangbin | Candidat au doctorat en esthétique, sciences et technologies à l’Université Paris VIII