Histoire de l’horticulture parisienne : Dialogue avec la nature — Jardins modernes
(1) Le Parc aux Fleurs, coloré et florissant toute l’année. (2) Dialogue avec la nature : le Parc aux Fleurs à Paris. (3) L’eau du parc moderne reflète une beauté infinie. (4) La Vallée des Fleurs, multicolore et magnifique en toutes saisons.



(1) Le Parc aux Fleurs, coloré et florissant toute l’année. (2) Dialogue avec la nature : le Parc aux Fleurs à Paris. (3) L’eau du parc moderne reflète une beauté infinie. (4) La Vallée des Fleurs, multicolore et magnifique en toutes saisons.


(Haut) La cascade sculpturale monumentale offre un paysage exceptionnel au parc moderne d’Ivry-sur-Seine. (Bas) Les buttes rocheuses originales caractérisent le bold paysage du parc Georges-Brassens.


(Haut) La maison sur l’eau, pleine d’imagination magique, est un décor élégant du parc Béchyne. (Bas) Le parc Béchyne, situé au sud-est de Paris, s’intègre à l’aménagement global du quartier urbain. Au XXe siècle, la « Ville Fleur » a hérité de la période du Second Empire ; dans cette civilisation urbaine dominée par les immeubles, les jardins, parcs et espaces verts sont rares et précieux. Ils constituent une priorité politique parisienne, car ils améliorent la qualité de vie urbaine, offrent un espace de dialogue entre citadins et nature, et apaisent les esprits. Ces jardins agréables ne font pas qu’embellir le paysage urbain ; ils servent aussi de zone tampon pour soulager le stress de la vie moderne. Les jardins parisiens améliorent continuellement le cadre de vie urbain. Début des années 1920, la municipalité de Paris a mis en œuvre une série de projets publics incluant des espaces verts. Il s’agit de la construction la plus importante depuis la rénovation haussmannienne du XIXe siècle. Les jardins parisiens des années 1930 ont été créés dans ce cadre, transformant profondément l’esthétique urbaine, notamment le jardin des Buttes-Chaumont sous la Tour Eiffel et son opposé, le jardin Cottereau. S’y ajoutent le jardin Jean-Léger de style Renaissance, ainsi que les parcs Kellermann, Bréguet et Pierre-Champoux. Après la Seconde Guerre mondiale jusqu’aux années 1960, la création d’espaces verts n’était pas une urgence. Depuis les années 1970, Paris a retrouvé la tradition française du promenade du XVIe siècle. Grâce à sa révolution verte, elle est devenue la métropole européenne disposant du plus grand réseau d’espaces verts. Dans cet espace urbain très dense, plus d’une cent cinquante nouveaux parcs et jardins (dont le Parc aux Fleurs, le parc Jules-Joffrin, le parc Belliard, le parc Georges-Brassens, le marché-aux-fleurs, le parc Béchyne, le jardin aérien Atlantique et une promenade…) ont été créés, portant le total à quatre cent treize sites et plusieurs centaines d’hectares. Partout, fleurs et arbres luxuriants confèrent à Paris sa réputation de « Ville Fleur ». Les jardins modernes parisiens, nés de la révolution des espaces verts des années 1970, allient étroitement planification urbaine et formes britanniques modernes, atteignant une esthétique exceptionnelle de la vie française moderne où nature et architecture, forme et couleur, vision et imagination se conjuguent.