Les grands chantiers de la réforme politique actuelle en France
(Photo) Le président français et Eric Besson, secrétaire général du Premier ministre chargé des affaires publiques. Image issue de sarkozy2007.com. La rénovation politique française se déroule à vive allure sous l'impulsion du président Nicolas Sarkozy plein d'énergie...

(Photo) Le président français et Eric Besson, secrétaire général du Premier ministre chargé des affaires publiques. Image issue de sarkozy2007.com. La rénovation politique française se déroule à vive allure sous l'impulsion du président Nicolas Sarkozy plein d'énergie. Pour répondre aux nouvelles tendances mondiales de la mondialisation, ces rénovations globales sont indispensables. La société conservatrice française fait face à ce choc sans précédent, qui non seulement modifiera la structure sociale et construira une nouvelle situation, mais influencera profondément les droits et intérêts de toutes les couches sociales et des individus. Les grands chantiers de la réforme politique actuelle reposent sur le programme électoral du président Nicolas Sarkozy ; pour honorer ses promesses électorales, il met tout en œuvre sans ménagement, se plaçant en première ligne pour promouvoir vigoureusement et exécuter ces plans de rénovation avec une détermination totale.
D'abord, concernant l'héritage : le gouvernement de droite a supprimé 95 % des droits de succession et de donation pour les Français dans le domaine fiscal, et réforme les droits de succession entre parents non directs. Auparavant, si l'héritier n'était pas un parent direct, un impôt élevé de 60 % était appliqué. Le gouvernement estime que ce taux est excessif, surtout pour les inégalités de succession au sein des relations parentales, et souhaite réduire ce pourcentage. Les personnes de gauche y voient un cadeau majeur du gouvernement aux classes moyennes aisées (l'héritage attirant de nombreuses voix de classe moyenne).
Concernant les salaires : le slogan de l'élection présidentielle était « travailler plus (heures supplémentaires), gagner plus ». Il est désormais proposé de ne pas imposer les heures supplémentaires, permettant ainsi de gagner 25 % de plus pour les heures supplémentaires effectuées en dehors du temps normal. Ces heures supplémentaires seront exonérées de toutes cotisations sociales et fiscales, offrant un avantage mutuel pour les employeurs et les employés, répondant ainsi à trois objectifs : « redonner du travail à la France, restaurer le pouvoir d'achat des Français, fluidifier les entreprises ». Cela incite les travailleurs à augmenter leurs revenus individuels via les heures supplémentaires (les salaires attirant de nombreuses voix des classes populaires et ouvrières).
Concernant l'emploi : création d'un contrat unique de travail plus flexible pour encourager l'embauche par les entreprises et protéger les salariés, assurant ainsi davantage à tous. D'un autre côté, cela simplifie les procédures de licenciement, accompagnant les droits progressifs des employés et leurs compétences passées pour protéger l'emploi et les allocations chômage.
Concernant la retraite : réforme des régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF, etc.). Ces rénovations permettront d'équilibrer les pensions des 25 % de retraités les plus modestes et d'augmenter les petites pensions. Ainsi, après 37 ans et demi de service pour la SNCF, la RATP ou l'EDF (contre 40 à 45 ans dans le secteur privé), on peut prendre sa retraite. Dans le contexte actuel de précarité des retraites françaises, cette réforme des régimes spéciaux est une urgence gouvernementale. Bien sûr, dès que cette question est abordée, presque tous les syndicats défendent leurs propres intérêts, ce qui promet des luttes sociales au sein de ces syndicats de régimes spéciaux.
Concernant la justice : réduction de la plupart des peines. Le président souhaite réformer le droit pénal de la jeunesse car, depuis 1945, les mineurs auteurs d'infractions sont jugés par les tribunaux pour enfants, où les sanctions privilégient l'éducation, ce qui ne correspond plus à l'époque. Un adolescent de 17 ans aujourd'hui est fondamentalement différent d'il y a vingt ans. Cette loi sur la jeunesse prévoit que les récidivistes à partir de 16 ans assumeront la responsabilité d'adultes et seront jugés par les tribunaux correctionnels, avec des sanctions plus strictes et renforcées que les anciens tribunaux pour enfants.
Concernant l'immigration : assainissement de l'immigration illégale et règles plus strictes pour le regroupement familial. Puisque plus de 2 500 personnes arrivent chaque année par regroupement familial, le président souhaite que les demandeurs passent des tests de langue dans les ambassades françaises locales. Cependant, la loi sur l'immigration récemment adoptée par Brice Hortefeux, ministre de l'Identité nationale et de l'Immigration, devant le Parlement, est encore plus stricte : elle exige des tests génétiques pour les membres de la famille, un logement adéquat et un salaire suffisant pour nourrir la famille.
Concernant la sécurité sociale : les finances de la sécurité sociale française présentent toujours un déficit. Le gouvernement cherche à instaurer une « logique de responsabilité » chez les Français, sinon le système universel s'effondrera. Lorsque les dépenses dépasseront le budget annuel de la sécurité sociale, les patients devront payer de leur poche de manière responsable. Le gouvernement proposera des projets de loi, ce qui suscitera probablement le mécontentement des médecins et des patients, dans le but d'équilibrer et de rénover le budget de la sécurité sociale. (Voir Le Croix, édition papier des 16-17 mai, pages 2 et 3, rubrique faits divers)