Moreau, Orphée, 155x100 cm, 1865, conservé au Musée d'Orsay, Paris
Chavannes, L'Été, 350x507 cm, 1873, conservé au Musée d'Orsay, Paris

Redon Ophélie 64x91 cm 1905-08 Musée d'Orsay, Paris. Si l'impressionnisme préfère les extérieurs et la lumière vive (plein air), le symbolisme aime les nuits sombres et les brumes hivernales (lumière intérieure mystérieuse, rêve, monde intérieur). Alors que l'impressionnisme entre dans la civilisation urbaine, le symbolisme se réfugie dans un monde onirique et imaginaire personnel. Comme le dit le poète Baudelaire : « Partout, sauf ici-bas. » Le symbolisme n'est pas une spécificité française ; c'est un courant européen du milieu du XIXe siècle. Comme Gauguin : « Atteindre le cœur mystérieux de la pensée », ou Böcklin : « Une peinture doit raconter quelque chose, offrir au spectateur une réflexion, comme un poème, garder une impression, comme une musique. » L'esprit symboliste est ce qui exprime l'inexprimable, tel un poème, un rêve, une imagination.

L'inspiration des symbolistes vient souvent de la Bible, du Coran et de la mythologie. Dans leurs œuvres, la femme est l'idéal suprême, parfaite en toute époque et mode. Parfois pure mais insaisissable, elle est fatale et destinée à la mort. Chez Whistler, la femme est poétique et sensible ; chez Moreau, elle est mystérieuse. Dans La Construction de Babylone (1861) de Degas, orienté vers le symbolisme, les femmes sont séduisantes, tandis que Rodin plonge dans un monde contemplatif et onirique.