Scène d'exposition de meubles décoratifs et fonctionnels des années 60-70 : les chaises
Sushi, un contemporain aux couleurs vives – chef-d'œuvre de jeunes designers Fernando et Umberto, 2002
Le Musée des Arts Décoratifs doit son ampleur et ses réalisations actuelles à ces dons ; une leçon à suivre

Texte et photos / Chen Chi-Hsiang. L’été est une période où les voyages et les visites culturelles sont particulièrement fréquents. Après la rénovation du Musée des Arts Décoratifs, j’y ai rendu visite à nouveau et souhaite partager cette nouvelle version en ligne avec vous. Pour plus d’informations, visitez le site officiel : www.lesartsdecoratifs.fr.

Le Musée des Arts Décoratifs est un musée dédié à l’art de vivre français. Il abrite une collection précieuse d’objets d’art de la vie quotidienne traversant les siècles, souvent qualifié de « Louvre des arts décoratifs ». Il est situé dans le bâtiment de la Rue de Rivoli, à l’aile nord du Louvre. Fondé en 1897 par l’Association Syndicale de la Décoration française, ses collections se divisent en quatre grands domaines : la décoration, la mode, le textile et la publicité. Le musée comprend également le Musée Nissim de Camondo.

L’objectif principal de la fondation n’était pas seulement de conserver ces objets précieux, mais aussi de promouvoir les arts décoratifs dans la vie quotidienne des Français. Le musée souhaitait ouvrir ses portes le soir aux artisans et étudiants pour qu’ils puissent suivre des cours et s’inspirer, préservant ainsi les savoir-faire traditionnels et enrichissant leurs connaissances pour innover et transmettre ce patrimoine. Aujourd’hui, le musée conserve encore des ateliers dédiés aux techniques décoratives comme l’orfèvrerie, la menuiserie, la céramique, le verre et la gravure sur cuivre.

Les collections sont extrêmement riches, couvrant le Moyen Âge, la Renaissance, le Baroque, le Rococo, le Néoclassicisme, l’Art Nouveau jusqu’aux objets utilitaires modernes du XXe siècle. Elles offrent un aperçu complet de l’art de vivre français ou occidental, incluant vaisselle, orfèvrerie, céramiques émaillées, verrerie, mobilier, accessoires, bijoux, vêtements, textiles, jouets, peintures, sculptures, estampes, ainsi que des reconstitutions de salles à manger et de salons. Cela permet de comprendre en profondeur les racines artistiques de la vie domestique française et d’appréhender systématiquement l’évolution des modes de vie et des goûts à travers les époques.

Au rez-de-chaussée (premier étage) : on découvre des salons somptueux et des chambres élégantes du début du XXe siècle, ainsi que des expositions sur la mode et le tissu ; diverses expositions thématiques y sont également présentées. Au deuxième étage : des galeries consacrées à la recherche, aux bijoux et aux jouets, une exposition de tableaux offerts par le peintre Dubuffet, ainsi que des sections sur la mode et le textile. Au troisième étage (l’entrée se fait par ici) : débute la série historique des salles consacrées à l’art de vivre décoratif, allant du Moyen Âge à la Renaissance, puis aux XVIIe et XVIIIe siècles, jusqu’à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle avec l’Art Nouveau ; une autre section traite de la presse publicitaire. Au quatrième étage : les XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, l’Art Nouveau et les Arts Décoratifs.

Après avoir visité le quatrième étage, prenez l’ascenseur directement jusqu’au neuvième étage. Descendez ensuite progressivement : du neuvième étage (Arts Décoratifs des années 40) vers le huitième (années 50), le septième (années 60-70), le sixième (années 80-90), jusqu’au cinquième qui présente l’art décoratif contemporain actuel (année 2000). Ce parcours offre une vision claire et structurée de l’art de vivre.