Matisse, L'Art décoratif, 130×98 cm, 1925-1926, Musée national d'art moderne, Paris

Dans cette œuvre aux couleurs éclatantes et éblouissantes, les caractéristiques du fauvisme sont clairement exposées. Ici, Matisse abandonne la représentation traditionnelle des objets et la perspective, et dans une absence de subjectivité, il accumule des couleurs lumineuses, harmonieuses et pleines ; la femme nue et tous les objets intérieurs sont fondus dans des motifs décoratifs, très plats, semblant exprimer la joie du peintre.

Matisse écrit : « Ce que je rêve, c’est un art d’équilibre, de pureté, de tranquillité, sans sujet inquiétant ou oppressant, un art qui soit pour tout travailleur cérébral, pour l’homme d’affaires aussi bien que pour l’homme de lettres, par exemple, une apaisante influence, une sorte de calmant cérébral, quelque chose d’analogue à un bon fauteuil qui le délasse de ses fatigues physiques. »