« Explorer les catégories de la productivité – 2 » Exposition
(Haut) Daniel Firman, à gauche Jerome 2006, à droite Butterfly n2 2007 et Clementine 2006. (Deuxième rangée) Elodie Lesourd, série Dyonisos 2006. (Milieu) Pascal Pinaud, à droite Serre a dessin 2000…










(Haut) Daniel Firman, à gauche Jerome 2006, à droite Butterfly n2 2007 et Clementine 2006. (Deuxième rangée) Elodie Lesourd, série Dyonisos 2006. (Milieu) Pascal Pinaud, à droite Serre a dessin, à gauche Kebab a voeux. (Troisième rangée) Alain Bernardini, série Tu m auras pas 2006-07. (Bas) Raphael Boccanfuso, à gauche Copyright - papier peint 2007, à droite Copyright - papier peint.
L'exposition « Explorer les catégories de la productivité – 2 » (Zones de Productivités Concertees - 2) s'est tenue du 2 février au 29 avril 2007 au Musée d'Art Contemporain du Val-de-Marne, en banlieue sud de Paris. Il s'agit de la deuxième exposition d'une série novatrice explorant les distinctions dans le domaine de la productivité artistique, ainsi que la relation entre l'art et l'économie. L'art étant souvent le reflet des divers aspects de la société, les artistes réfléchissent à leur époque, à leurs tâches et au rôle qu'ils jouent dans la société ; cette relation art-économie constitue un langage novateur. Ces expositions ne visent pas à développer ce thème, mais invitent le public à mener une analyse ensemble. Bien sûr, les interrogations, concepts et réflexions sur l'économie sont traités comme une infiltration dans certaines pratiques analytiques de l'art contemporain. Cette série met particulièrement l'accent sur son caractère thématique, tout en restant autonome dans sa présentation globale, cohérente avec l'analyse art-économie.
La deuxième édition invite six jeunes artistes : Sandy Amerio (né en 1973), Alain Bernardini (né en 1960), Raphel Boccanfuso (né en 1964), Daniel Firman (né en 1966), Elodi Lesourd (née en 1978) et Pascal Pinaud (né en 1964). Elodi Lesourd crée des peintures réalistes qui, dans une présentation artistique post-produit, montrent des scènes de studios d'enregistrement musical couverts de poussière, où le temps ancien s'accumule dans l'espace, inspirée par la philosophie punk « Do it yourself ». Sandy Amerio utilise l'art vidéo narratif, capturant des images exceptionnelles de zones industrielles et maritimes près de New York, allant des vues aériennes aux gros plans, accompagnées d'un récit littéraire pour décrire les symboles de la société contemporaine, analysant des phénomènes sociaux indéfinis et un monde mécanisé construits conjointement et involontairement. Alain Bernardini présente des installations d'images et d'objets, montrant des employés du musée dans des scènes de travail non actives, interrogeant l'image du travail artistique dans les symboles sociaux : à qui appartient cette image ? Quelle est sa valeur ? Et questionne-t-il la position de l'artiste dans le contexte culturel-économique ?
Raphel Boccanfuso centre ses installations autour des mots français « Être » et « Avoir », tentant de dévoiler des structures invisibles aux machines idéologiques, intervenant ainsi comme un virus érodant dans la société contrôlée et les images. Daniel Firman explore la relation entre les objets de consommation sociale et les corps dans leur espace évolutif, évoquant des espaces mémoriels physiques, sociaux, psychologiques, métaphysiques ou actionnels. Pascal Pinaud interroge le champ pictural à travers des objets dans des produits industriels et mécaniques, menant une exploration polymorphe des différentes possibilités de formation.