Ce week-end, dernier des vacances d'hiver parisiennes, la famille se rend à Orléans pour rendre visite à des proches chaleureusement accueillis. Le grand chien et le petit chat blanc, affectueux, s'installent près de nous comme si nous nous connaissions depuis toujours, devenant rapidement leurs compagnons intimes, sollicitant à plusieurs reprises notre affection. Outre les conversations familières, nous jouons aux cartes avec les neveux et découvrons leurs animaux domestiques : lapins blancs, souris blanches, lézards, poissons rouges, formant un véritable petit zoo. Leur innocence adorable laisse présager un bonheur certain.

Après un riche déjeuner, le gâteau et le café, toute la famille, chiens compris, prend la voiture pour une promenade dans la plus grande forêt d'Orléans. La Loire, en crue, submerge presque les plages de sable et les bois riverains. Au loin, la cathédrale d'Orléans offre un spectacle majestueux. En traversant de petits villages vers la campagne, les forêts aux paysages de fin d'hiver apparaissent sous nos yeux. Quelques voitures sont déjà garées au bord de la forêt.

La promenade en forêt au crépuscule a son charme propre. De larges allées forestières parfaitement alignées s'étendent devant nous. Nous changeons tous pour des bottes en caoutchouc et suivons ces grands chemiers avant de tourner vers des sentiers forestiers familiers. Les sentiers, humides mais exempts de mauvaises herbes, sont agréables à parcourir. Caroline, qui adore photographier et filmer, et moi-même restons en arrière, cherchant consciemment ou inconsciemment quoi capturer, échangeant nos impressions et prenant quelques clichés divers.

Le grand chien tourne autour de nous, plongeant souvent dans l'eau pour jouer, semblant heureux et libre. Après un long circuit de plus de deux heures, le temps et l'espace semblent se ralentir dans cette marche. La forêt ouvre l'esprit, surtout par ce début de printemps. Ainsi s'achève cette belle et agréable promenade en forêt, offrant à cette famille parisienne une paix intérieure accrue. La nature devient ainsi une nourriture spirituelle indispensable et un festin de la vie contemporaine.