Les trois grands défis de la réforme actuelle de Sarkozy
(1) Image du président français face aux défis sociaux, source sarkozix.canclblog.com. (2) Image du candidat présidentiel pendant la campagne, source sarkozy2007.forumactif.com. Face à l'économie et la politique mondialisées actuelles, ainsi qu'aux changements énergétiques et environnementaux futurs


(1) Image du président français face aux défis sociaux, source sarkozix.canclblog.com. (2) Image du candidat présidentiel pendant la campagne, source sarkozy2007.forumactif.com. Face à l'économie et la politique mondialisées actuelles, ainsi qu'aux changements énergétiques et environnementaux futurs, les réformes politiques et économiques en France sont inéluctables. Toutes les innovations apporteront des changements politiques et économiques, bouleverseront la structure organisationnelle de la société et renouvelleront radicalement le système. Ces innovations nécessitent une détermination ferme, une volonté inébranlable et une persévérance pour surmonter les difficultés. Il est indéniable que la réforme gouvernementale fera face à trois défis sans précédent.
Le premier défi est l'incertitude économique européenne actuelle. La hausse continue de l'euro (1 euro contre 1,43 dollar) alourdit encore le marché d'exportation européen, tandis que les prix des produits agricoles flambent. À cela s'ajoutent la crise financière mondiale déclenchée par les prêts subprimes américains, qui affectent profondément l'économie française. Avec une croissance lente depuis deux trimestres et un taux de croissance de 2,25 % prévu pour le second semestre 2007, les économistes considèrent ces projections comme fantaisistes. On imagine que la croissance stimulerait le marché de l'emploi et le pouvoir d'achat ; le taux de chômage a augmenté en septembre, assombrissant l'optimisme gouvernemental. Le chômage, toujours autour de 9 %, reste le problème politique et économique le plus épineux, pesant lourdement sur la société et entravant les réformes. Bien sûr, le président Sarkozy affirme que ce n'est pas sa faute et que ses résultats ne se verront qu'en 2008.
Des systèmes spéciaux de retraite, la sécurité sociale et la réforme universitaire provoquent une résistance sociale. Tous les syndicats s'opposent farouchement au régime spécial de retraite. La sécurité sociale suscite un large mécontentement, l'écart de richesse s'élargit, de nombreux médicaments ne sont plus remboursés, orientant vers une assurance maladie privée. Dans la réforme universitaire, l'autonomie financière des universités ressemble au modèle américain. Le président a annoncé une réduction de moitié du nombre de fonctionnaires pour réduire les dépenses publiques, toujours déficitaires. Après cet automne, non seulement les postes vacants ne seront pas pourvus, mais 22 700 agents seront licenciés, dont plus de la moitié dans l'éducation. Les compagnies ferroviaires et métropolitaines contestent la loi sur le service minimum. Les discussions avec les syndicats sur le contrat unique d'embauche déplaisent aux fonctionnaires, enseignants, ouvriers, syndicats, classes populaires inférieures et étudiants. Ce mécontentement secoue les classes moyennes et inférieures françaises, créant une atmosphère orageuse. Les syndicats de la retraite spéciale préparent une manifestation le 18 octobre, suivie par les fonctionnaires, enseignants, étudiants et classes populaires, offrant une nouvelle opportunité à la gauche.
Le deuxième défi de la réforme de Sarkozy est lui-même. Élu pour tenir ses promesses, son autorité accrue est compréhensible. Depuis son élection, il apparaît quotidiennement dans les médias, tel un nouvel empereur Napoléon ou un roi Louis XIV. Chaque geste devient un message majeur, transformant le président en superstar médiatique, éclipsant le Premier ministre et le gouvernement. Les détails de sa vie quotidienne — alimentation, vacances, compagnons — fascinent. Sa première dame intervient même dans des affaires internationales, comme l'affaire des infirmières bulgares en Libye, ajoutant une dimension spectaculaire ou réparatrice à son image. Ces éléments satisfont la curiosité publique ou nourrissent les ragots. Les groupes anti-Sarkozy refusent cette exposition médiatique, accusant les médias de « tromper le peuple » et souhaitant plus de tranquillité.
Pourtant, le président reste actif, combattant pour ses promesses et adoptant rapidement quatre lois : université, service minimum, récidivistes et fiscale. Cette surexposition provoque du mécontentement et donne des arguments aux opposants, jusqu'à ce que ses amis jugent cela excessif. Malgré tout, le président fort laisse libre cours à ses actions. Les conséquences de ce jeu médiatique pourraient bien lui revenir. Tout le monde se demande si ces promotions servent vraiment la France.