L'un des scènes de vide-grenier de quartier. Le plaisir d'installer un stand est sauvagement amusant. À la fin de l'été et par temps clair d'automne, chaque communauté urbaine à Paris, grande ou petite, organise des vides-greniers de grande envergure ou miniatures, selon les arrangements des associations locales et la taille du quartier. Pour ceux qui habitent près, il y a presque chaque semaine après les vacances d'été des vides-greniers, généralement tenus sur la place communautaire ou dans quelques ruelles. Tous les résidents ou ceux qui le souhaitent peuvent participer. Les grands événements nécessitent une inscription auprès de l'organisation organisatrice et le paiement de frais de nettoyage pour attribuer l'espace, tandis que les petits vides-greniers familiaux permettent simplement d'amener ses objets le jour même pour s'installer, les frais étant collectés sur place. Ces vides-greniers ressemblent à des marchés aux puces ou des stands de rue ; dans la société de consommation actuelle, chacun possède au moins quelques articles dépassés, objets ou vêtements. Tout peut être vendu à bas prix. L'événement se déroule dans une atmosphère festive, parfois avec des concerts, musiciens ou spectacles théâtraux improvisés, et parfois des déjeuners communautaires partagés. On imagine bien que ces vides-greniers sont aussi des moments de lien social et d'échange entre résidents dans une société souvent pressée. Les adultes y retrouvent voisins ou amis, et beaucoup d'enfants découvrent le plaisir de tenir un stand, ce qui revêt une fonction éducative sociale. Avant l'hiver, ces vides-greniers et les ateliers ouverts (studios) constituent parmi les activités importantes de notre 13e arrondissement.